ASTERIX & OBELIX XXL 2

03/12/18 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Par Toutatis, ils sont de partout ces gaulois ! Avant d’envahir les salles obscures ce mercredi dans une aventure inédite et animée signée Alexandre Astier, voilà qu’ils débarquent sur console dans un reboot de l’épisode « Asterix et Obelix XXL  2 : Mission Las Vegum », sorti en 2005 sur PS2. Refonte graphique, nouvelles capacités, le portage améliore la formule. Un défouloir costaud… qui dispose de sérieux arguments pour séduire un nouveau public… et faire craquer les nostalgiques.

A la recherche de Panoramix, leur druide préféré – qui serait subitement devenu un traitre-, nos héros vont se rendre dans un Las Vegas revu et corrigé sauce romaine. Le périple promène les moustachus dans un parc d’attraction aux couleurs de Paris (Lutèce) Venise ou l’île aux Pirates, sans oublier le QG de César. On voit donc du pays et on apprécie d’autant plus le passage en HD, parfait pour retranscrire l’atmosphère BD colorée du titre. Bon point également dans les doublages assurés par Roger Carel et le regretté Pierre Tornade, parfaitement adaptés aux situations. Les répliques sont bourrées d’humour, ce qui associées aux nombreuses références vidéoludiques insérées par les développeurs fait mouche. Ne vous étonnez donc pas de croiser alentours un clone de Sam Fisher, l’agent de « Splinter Cell » ou de Mario Bros dans sa version Sunshine. En toute logique, les anachronismes affluent …preuve d’un grand respect vis-à-vis de l’œuvre de Goscinny et Uderzo.

Pour moderniser cette aventure étalée sur une dizaine d’heures, le studio Osomo a inséré quelques nouveautés bienvenues. On y note désormais la présence de trois niveaux de difficultés, l’apparition de magasins permettant de débloquer des figurines ou d’apprendre des capacités. Cela n’a l’air de rien mais l’expérience est plus fluide… et un peu moins redondante. Oui car si on compte bien des petites énigmes à résoudre en fonction des atouts d’Astérix ou Obélix, il s’agit avant tout de distribuer des baffes et encore des baffes à des romains qui arrivent en nombre. Coups spéciaux, furies, saut, choppe… l’arsenal est complet, même si au final le résultat est plus bourrin que technique.

Le portage n’est cependant pas parfait. A commencer par la gestion de la caméra qui renvoie à l’ère PS2. Il faut la recentrer en permanence pour avoir un minimum de lisibilité et s’orienter. On regrette aussi l’absence de la coopération. Avoir deux gaulois et être obligé de switcher entre eux en solitaire laisse des regrets. Un manque, qui espérons-le, sera comblé dans un XXL 3 inédit, prévu l’année prochaine par Microïds. (Jeu testé sur Nintendo Switch)

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