ASTRAL CHAIN

15/09/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , ,

En l’espace de dix ans et une flopée de hits comme « Bayonetta », « Vanquish » ou encore « Nier : Automata », Platinum Games s’est imposé comme le maître du beat’em all ou plus généralement du jeu d’action. Disponible en exclusivité sur Switch, le dernier bébé « Astral Chain » s’inscrit dans cette même lignée. Un défouloir intense, virtuose et surtout bigrement original, pensé dans sa moindre couture.

Dès la première partie, on est frappé par la direction artistique. C’est simple, on a l’impression de se retrouver devant un animé. Assurément la patte du spécialiste du manga Masakazu Katsura qui a su donner vie à un univers riche et cohérent. Aux commandes d’une des deux nouvelles recrues (on a le choix entre des jumeaux, fille ou garçon) de la police spéciale « Neuron », on se retrouve soudainement être le dernier espoir de l’humanité. La raison ? Les dangereuses chimères étendent leur territoire et notre héros, suite à un combat qui tourne mal est désormais le seul à conserver sa Légion, une sorte de créature robotique surpuissante attachée à une chaîne.

En toute logique, la relation entre l’humain et sa machine est au cœur du gameplay. Classiquement on dirige son rookie avec le stick gauche. En plus de pouvoir changer d’armes à la volée (matraque pour le corps à corps, flingue pour garder ses distances) le personnage est très agile dans ses mouvements. Meilleur exemple son esquive qui ralentit une fraction de seconde le temps pour contre-attaquer. Sa botte secrète ? Pouvoir propulser sur l’ennemi sa légion. Non seulement celle-ci peut combattre en autonome la cible désignée, mais on peut aussi en prendre le contrôle avec le stick droit pour par exemple enrouler les monstres avec la chaîne. Seul hic, le déploiement de ce puissant allié est limité, obligeant à fréquemment la mettre au repos pendant un petit laps de temps.

Une fois les bases maîtrisées on prend plaisir à diriger simultanément les deux combattants. Cela débouche sur des joutes épiques contre un riche bestiaire et cela va de soi, des boss puissants. A noter, une difficulté très bien réglée entièrement paramétrable. Les débutants ont le choix d’automatiser les batailles ou d’obtenir plus de batteries (vies) à chaque checkpoint. Il est cependant indispensable de jouer à minima en mode standard pour obtenir un rang de classement. A ce concept s’ajoute la présence d’objets permanents ou ponctuels qu’il est nécessaire d’utiliser pendant la mission en cours. Nouvelle preuve que rien n’est laissé au hasard par l’équipe de développeurs menée par Hideki Kamiya, une des anciennes têtes pensantes de « Resident Evil » et « Devil May Cry ».

Si la baston est au cœur de cet « Astral Chain », les développeurs ont concocté quelques petites phases d’enquêtes ponctuées de recherche d’indices, apportant ici de la fraîcheur et de la diversité dans ce monde brutal. Ces passages permettent d’en savoir plus sur le conflit à résoudre tout en développant l’histoire, moins manichéenne que l’on pourrait le croire de prime abord. Tout le symbole d’un titre qui tient en haleine pendant plus d’une quinzaine d’heures… ou plus si l’on souhaite accomplir toutes les missions annexes. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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