“BATTLEFIELD 1” : engagement total

03/11/16 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

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Après une trêve salvatrice, le temps de s’adonner à un spin-off série de flic dans « Hardline » ou un Battlefront à l’effigie de Star Wars, voilà que EA redéploie sur PC son « Battlefield ». Un cinquième épisode ? Un reboot ? Rien de tout cela : « BF1 » est un titre flambant neuf qui s’inscrit dans la mouvance actuelle tout en revenant brillamment aux origines. Le choix de prendre pour background la première guerre mondiale s’avère payant et débouche sur un cocktail explosif, pétri d’amour pour tous les férus de FPS.

En guise d’entrée en matière, Dice vous apprend les bases dans un solo court mais addictif. Plutôt que d’inventer une histoire, les développeurs ont préféré mettre en avant des récits de guerre de soldats sur le front. A bord de véhicules militaires (chars…) ou à pied au milieu des balles perdues, passages pétaradants ou d’infiltration, le mode fait le job. On n’atteint  pas la profondeur historique / didactique des Soldats Inconnus made in Ubisoft, mais là n’est pas le but recherché. « Battlefield 1 » s’assume comme un divertissement pur et dur qui cherche à faire ressentir les sensations d’un guerrier lambda dans une horreur qui le dépasse. Un aspect viscéral qui se ressent à chaque seconde.

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Rarement en effet, un jeu aura fait ressentir ce côté mortel…. Y compris dans le multijoueur, qui comme de coutume constitue le plat de résistance du concurrent de « Call of Duty ». Moins orienté arcade, la stratégie est ici mise à l’honneur. Ainsi, en marge du traditionnel match à mort, on note une volonté de redynamiser le genre. Ainsi, la « Conquête », des affrontements sur des cartes à grande échelle à vivre à 32 vs 32. Spectaculaire et doté d’une immense marge de progression, votre mission est de prendre d’assaut les différents objectifs par tous les moyens possibles… y compris par l’usage des mastodontes que représentent par exemple un train ou un dirigeable surarmé… Du lourd pour des revirements de situations haletants mais en aucun cas hasardeux. Et dans le cas d’une défaite, il faut déployer un nouveau bataillon, preuve en est que les pertes humaines ont un véritable impact.

Les autres modes sont tout aussi efficaces. « Domination » est une forme allégée de la conquête – pour les amateurs de parties plus rapides donc, les « Opérations » prennent place sur des maps inspirées des batailles phares vécues en 14-18, « Ruée » consiste soit à défendre, soit à s’emparer de territoires. Enfin, « Pigeons de guerre » vous invite à aller attraper un volatile et à l’envoyer vers des camarades qui se feront un plaisir de balancer l’artillerie sur les ennemis. De quoi varier les plaisirs, s’amuser entre amis ou s’adonner à du e-sport. La force de frappe de « Battlefield 1 » est d’arriver à conserver un équilibre en toutes circonstances. Peu importe la classe, l’équipement choisi, vous aurez toujours les armes pour vous en sortir. Du travail de pro, y compris d’un point de vue technique. Le jeu est fluide et dégomme la rétine par sa griffe artistique. En somme, un incontournable de cette fin d’année. (Jeu testé sur PC, i7 6700k, GTX 1070, 16go Ram)

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