BATTLEFIELD V

03/12/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Retour aux sources pour « Battlefield ». Amorcée en 2002 par Electronic Arts, la série plongeait lors de ses débuts les gamers dans l’enfer de la seconde guerre mondiale. Seize ans plus tard et après avoir traité de la période 14-18 dans un opus « One » du plus bel effet, « Battlefield V » revient sur le conflit Hitlérien. Le résultat s’impose comme une vitrine du FPS moderne qui tout en conservant son côté ludique, tente une approche réaliste loin par exemple des zombies de la concurrence « Call Of » d’Activision.

Suite à la gronde provoquée par « Star Wars Battlefront II » EA et Dice ont fait l’impasse sur les microtransactions. Pour permettre aux joueurs d’apprivoiser la bête avant de s’y investir sur le long terme, « Battlefield V » dispose d’un contenu assez limité au démarrage mais appelé à s’étoffer gratuitement au fil des mois. Un procédé déjà testé avec succès par Nintendo via « Splatoon ». Il faudra donc attendre le mois de mars pour voir débarquer « Firestorm » le mode Battle Royale… en espérant que d’ici là « PUBG » et (peut-être) « Red Dead Rédemption 2 » n’aient pas récolté toutes les parts du marché. Mais le savoir faire et l’atmosphère de ce nouveau AAA sont de sérieux atouts pour patienter jusqu’au printemps.

Comme attendu, le multijoueur est au cœur de l’expérience. Mieux vaut donc partir au combat en ligne et de préférence avec des amis pour profiter de toutes les subtilités du gameplay… dont l’aspect coopération fortement mis en avant. Les huit cartes de départ sont efficaces et brillent par leur diversité. Des champs en France, des étendues en Algérie, des montagnes enneigées en Norvège… Tout est parfaitement calibré avec un rendu qui fourmille de détails. Techniquement le moteur Frostbite est impeccable et l’impact sur les décors destructibles fait toujours son petit effet, surtout quand on utilise les bonus d’artillerie ou qu’on monte à bord d’un avion. Et quand 64 joueurs sont parachutés au même moment sur le terrain, le résultat est spectaculaire.

Rayon modes de jeu, on retrouve du classique comme les matchs à mort par équipe ou la domination. On apprécie cependant les modes « percées », « lignes de fronts » ou « les grandes opérations », moins routiniers. Enchaînement d’objectifs sur plusieurs journées, prises de points de contrôles en simultané… Difficile de ne pas y trouver son compte. Le système de classe est lui aussi sans fioriture. On choisit une section : Assaut, médecin, soutien, éclaireur… puis on se spécialise dans l’un des deux styles de combat. Au fil de sa progression on débloque des armes et on personnalise toujours un peu plus son soldat virtuel. Le tout donc avec des crédits gagnés in-game.

Contrairement à « Call of » qui a fait l’impasse sur l’aventure solo, « Battlefield V » propose un petit contenu à destination des amoureux des FPS scriptés. Il s’agit de revivre trois récits de guerre mettant chaque fois en scène un personnage différent. Deux hommes… et une femme résistante deviennent des héros malgré-eux. Courtes mais rythmées ces histoires abordent la condition des tirailleurs africains ou des prisonniers forcés à combattre. Une manière de ne pas lutter contre l’oubli tout en étoffant l’offre. Une quatrième aventure, baptisée « Le Dernier tigre » sera téléchargeable ce jeudi. Une idée appréciable et idéale pour assimiler les subtilités du Gameplay, ô combien nerveux. D’où un cru calibré, complet et qui devrait tenir les fans en haleine pendant un long moment. Jeu testé sur PS4 Pro)

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