BLAZBLUE CROSS TAG BATTLE

09/07/18 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Quand Arc System Works dévoile un nouveau jeu de baston, en général, ça déménage ! Preuve en est, leur dernier bijou « Dragon Ball FighterZ », n’en finit plus de conquérir le cœur des joueurs. Mais en attendant la version Switch, annoncée en grande pompe lors de l’E3, la boîte de Yokohama nous gratifie d’un « Blazblue cross tag battle », qui comme son nom le suggère, fait croiser la bande amenée par Ragna the Bloodedge, avec d’autres séries phares made in Japan : « Persona 4 Arena », « Under Night in Birth » ou « Rwby ». Le résultat est un jeu de baston en 2D spectaculaire, technique… mais aussi facile à prendre en main, et donc idéal pour les débutants.

Le titre se pratique en 2 vs 2. On choisit deux combattants avec lesquels on pourra combiner mais aussi switcher à la volée sur le champ de bataille. Veiller à leur complémentarité est indispensable pour contrer l’ennemi et enchaîner avec une attaque puissante. Le signe d’une formule pensée et maîtrisée par les développeurs. Quant à l’aspect coloré, les gros sprites et le design, ils démontrent le soin accordé à la direction artistique. Et comme c’est fluide et que les frappes font mal, très mal, on se retrouve devant un titre nerveux. La jouabilité classique s’appuie sur des coups faibles, moyens, forts, mais aussi sur un bouton brise garde, à utiliser au moment opportun. Bien évidement les pouvoirs spéciaux offensifs mais aussi défensifs sont aussi de la partie. Jongler entre toutes les mécaniques, sans négliger les combos qui sortent très facilement, sont à prendre en compte pour remporter la victoire.

Les atouts mortels se nomment ici « Resonance Blaze » et « Astral Heat ». Jugez du peu : une fois lancé, le premier augmente grandement la puissance d’attaque d’un joueur mal en point, quand le deuxième, qu’on pourra déclencher que dans de rares occasions, tue instantanément l’adversaire. De quoi permettre des rebondissements inattendus. Certes, sur le papier ça fait un peu cheat, mais c’est sans compter sur l’équilibrage remarquable entre les différents guerriers. Certes, comme souvent chez Arc System Works ils semblent tous être un peu clonés, mais cette impression s’évapore après une grosse poignée de matchs. Les subtilités existent et font souvent la différence.

Le modèle économique prête par contre à débat. Vendu à un prix non négligeable mais inférieur à la moyenne (une quarantaine d’euros), la version classique compte une vingtaine personnages. De nombreux autres warriors sont accessibles via différents packs, à se procurer selon son envie et son portefeuille… Au final, la facture devient donc plus lourde. Ce n’est pas indispensable pour s’amuser mais pour peu que son petit protégé ne soit pas dans le roster de base, il y a de quoi y réfléchir à deux fois. On est aussi en droit d’être déçu du mode histoire, réduit à des cut-scènes statiques entrecoupées de quelques rounds. Pas de traduction française non plus…. On ne se rabattra pas sur le mode arcade, curieusement absent, mais sur des défis à relever et sur le online, qui comme dans tous les beat’em all modernes tient un rôle prépondérant. (Jeu testé sur Nintendo Switch)

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