BLOODSTAINED: RITUAL OF THE NIGHT

07/07/19 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , , , , , , ,

Depuis l’illustre « Symphony of the night » en 1997, où il était assistant réalisateur, Koji Igarashi est devenu la figure de « Castlevania », assurant ensuite pendant plus de dix ans la place de producteur sur de nombreux titres de la licence, pour passer finalement la main sur « Lords of shadow », supervisé par une autre ancienne star de Konami, Hideo Kojima. Extrêmement attendue, la nouvelle livraison « Bloodstained » s’est donc faite attendre, puisque le financement participatif sollicité par l’auteur en 2015 a mis quatre ans pour voir le jour. Mais ça y est, cette fois, c’est bon et les promesses sont en grande partie tenues dans un jeu qui allie parfaitement modernité et esprit rétro.

Petit à petit le Metroidvania s’est imposé comme un genre phare de la scène indépendante. Le principe consiste à parcourir des niveaux en 2D en débloquant des capacités qui vont-permettre d’accéder à de nouvelles zones. Et ainsi de suite jusqu’au boss final. Ce « rituel nocturne » applique ce principe à la lettre et si l’on excepte le prologue à bord d’un bateau, on parcourt en compagnie de Miriam, un immense château peuplé de créatures malfaisantes.

Dans ce lieu, notre belle orpheline possède de sérieux atouts pour se défendre. Elle peut en effet utiliser son arme blanche, un pistolet et différents pouvoirs… que l’on vole sur les monstres tués en chemin. Mais attention, l’acquisition de ces capacités n’est pas systématique, ce qui oblige parfois à prendre son mal en patience si l’on souhaite obtenir tel ou tel sortilège. Rayon armement même topo : il faut s’en remettre au loot, au craft, ou récolter des pièces de monnaies que l’on échangera ensuite au QG contre les objets de son choix comme des protections. Conséquence, on progresse et on ne reste que rarement bloqué. La difficulté est aussi parfaitement dosée… L’absence de sauvegarde automatique exige toutefois de rester concentré et à ne pas tenter le diable en pénétrant fleur au fusil dans une zone inconnue.

Cohérent, le design représente l’Angleterre au moment de la révolution industrielle (seconde partie du 19e siècle). Graphiquement le rendu est propre, lisible… mais manque d’effets de lumière pour mieux nous immerger dans cet univers gothique. Le bestiaire fait dans l’efficacité et se renouvelle constamment pour surprendre la belle orpheline. La durée de vie dépasse facilement la dizaine d’heures, surtout si on veut tout explorer à 100 %. La re-jouabilité est assurée par différents modes à la difficulté croissante. Quant au rythme, il ne faiblit jamais et certains boss sont vraiment bien pensés, même s’ils ne marquent pas autant les esprits qu’espéré. Pétri de qualités « Bloodstained : Ritual of the night » est donc un héritier solide de la saga vampirique. Peut-être pas au point de devenir un classique, mais bigrement divertissant pour tous les amateurs d’action. (Jeu testé sur PS4 Pro)

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

Laisser un commentaire