“Call of Duty: Black ops 3” : Science et fiction

20/11/15 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Black Op 3_Ruin's Magnum_WM

L’attente est terminée. Réglé comme du papier à musique, le nouveau Call Of est là… Et il fait mal. Souvent critiqué et jalousé par son succès et réduit au simple statut de Blockbuster grand spectacle, Activision répond de la meilleure des manières à ses détracteurs : sur le terrain de bataille. Les modes de jeux sont pléthoriques, la durée de vie gargantuesque et l’aspect technique sans faille. A la fois taillé pour des sessions entre potes et l’e-sport, Black Ops 3 squatte le haut du panier des FPS Action, qualitativement et quantitativement parlant.

Il faut le rappeler Call Of est une franchise annuelle. La qualité de chaque opus est – en partie – garantie par le fait que deux studios programment leur jeu en alternance. Mieux, dans le cas présent, avec la sortie en 2013 de COD Ghost d’Infinity Ward (studio aujourd’hui dissout) et Advanced Warfare de Sledgehammer games, il s’est même écoulé plus d’un milliers de jours depuis Black Ops 2. Délai mis à profit par Treyarch, qui a revu sa copie et étudié les atouts, dont l’aspect social des nouvelles consoles pour livrer un jeu en phase avec son temps… voire futuriste. L’histoire se déroule en 2065, bond vers le futur salvateur, propre à intégrer des nouveautés de gameplay et à faire subir à la traditionnelle campagne un lifting intégral. Désormais, cette dernière peut se jouer en ligne, jusqu’à quatre en simultané… ou en local à deux sur le même écran. Et croyez-le, ce n’est pas un luxe tant les niveaux sont beaucoup plus vastes qu’à l’accoutumé. Conséquences, les ennemis, humains et robots vous attaquent tout azimuts. Au programme une dizaine d’heures d’action non stop servies par un scénario complexe sur fond de manipulation psychologique. La preuve que Treyarch s’attache toujours à rendre son titre mature, à dépasser l’entertainment. Il ne s’agit pas d’enchaîner les frags et de buter des mobs bêtement, mais de réfléchir à pourquoi on le fait et aux dommages collatéraux qui en découlent. On pestera par contre sur l’absence d’une VOST, obligeant à se coltiner un doublage approximatif.

Black Ops 3_Ramses Station_Quad Tank

Combattre selon ses envies

Alors certes, on n’atteint pas la profondeur d’un Bioshock, mais Black Ops 3 s’en rapproche… y compris dans son concept de Cyber capacités, qui fait étrangement – et c’est une bonne chose – penser aux pouvoirs que l’on utilise dans le jeu de 2K. Dans les faits, il s’agit de faire glaner des points d’expérience à son guerrier protégé, homme ou femme, soit une première dans la saga. Points qu’on attribue ensuite à son bon vouloir. Pirater des tourelles à distance ? Faire exploser des robots ? Enchaîner les attaques au corps à corps à vitesse grand V ? C’est possible et libre à vous de combattre selon vos envies. Quant à ceux qui préfèrent les armes traditionnelles, aucun problème, vu que celles-ci, du viseur au chargeur, sont entièrement paramétrables,. Dans tous les cas, la difficulté – surtout dans le nouveau mode réaliste – vous obligera à utiliser la vue tactique. Pratique pour « marquer » les snipers et être alerté lorsqu’un bad guy est sur le point de vous shooter.

Black Ops 3 Zombies_Shadows of Evil_Jack Vincent_WM

La campagne bouclée et tous les nouveaux aspects de Black Ops 3 domptés, dont les courses sur le mur et l’arrivée du jet pack, il sera temps d’aller tâter du multi compétitif, toujours dynamique et fluide. L’amélioration du système de spécialisation dépoussière une formule connue et permet, là encore, de jouer à la carte. Devenir un expert du lance flamme, poser des pièges… n’a jamais été aussi intuitif. Le lot de cartes incluses dans l’édition standard est équilibré et les variantes de jeux, légions. Cerise sur le gâteau, le mode Zombie prend place… au beau milieu des années 40, dans une atmosphère à la Dick Tracy. C’est décalé avec des bonus à trouver dans des distributeurs de chewings gums et interprété par Jeff Goldblum et Ron Perlman, pour ne citer qu’eux. Comme toujours, il est question de survie et les surprises se révèlent au fil de la progression. Petit bémol : au lancement une seule map est disponible… avant l’arrivée des inévitables DLC. Mais pas de quoi crier au scandale, tant en l’état, le contenu occupera un très long moment le plus exigeant des gamers. (Jeu testé sur PS4).

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