CALL OF DUTY BLACK OPS 4

21/10/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Le succès d’un nouveau « Call Of » se joue en grande partie lors de son lancement. Et si l’annonce du record de ventes sur les différents stores pour un épisode de la série est assez insignifiante – les achats en dématérialisé ayant tardés à se démocratiser -, celle du chiffre d’affaire qui avoisine les 500 millions de dollars lors du premier week-end, parle de lui-même. Une réussite colossale qui, d’un point de vue commercial, donne raison à Activision d’avoir supprimé le mode histoire de son Blockbuster. Autant dire que les adeptes du solo vont devoir espérer un miracle pour avoir droit à leur dose de FPS scripté l’an prochain…

Pour se faire la main, rendez-vous dans le QG des spécialistes. Des dossiers présentés sous forme de tutoriel, via un instructeur on ne peut plus bourrin… Ce mode nous donne un aperçu de chaque classe. Pour exemple, un saboteur lance des mines à tête chercheuse, un soldat d’assaut se déplace plus rapidement grâce à son pistolet grappin, un nettoyeur fait parler son lance flamme… En tout, douze experts portés sur l’attaque ou la défense sont à disposition. Dans des parties compétitives par équipe, connaître son personnage et être complémentaire avec ses alliés est donc primordial. Place ensuite au plat de résistance, le PVP, forcément très complet dans ces variantes. A l’instar de « WW II » On délaisse les exosquelettes, les sauts sur les murs ou la verticalité pour une sorte de mélange entre la guerre brute et l’innovation technologique… Sans tomber dans la mode de la transhumance. Cette année on a droit à du Hold Up, où l’objectif est d’évacuer de l’argent en l’amenant au point d’extraction, du combat en loup solitaire, en 6 vs 6, de la défense de base, de l’élimination / confirmation de cible… le tout en version normale ou hardcore pour les plus doués. Les quatorze cartes font dans l’efficace et brillent par leur capacité à alterner les zones ouvertes en extérieur avec des endroits plus exigus.

Le succès de « PUBG » puis de « Fortnite » a logiquement donné des idées aux développeurs. Leur réponse s’appelle « Blackout ». Pas de chichi mais une proposition solide et d’autant plus payante que Treyarch a amélioré la stabilité et l’équilibrage depuis la phase Beta-test. Parachuté sur une carte qui se rétrécit pour faire monter la pression, l’objectif en solo, duo ou quatuor est simplement de rester le dernier survivant parmi une centaine de prétendants. Récupérer des équipements, tendre des embuscades, utiliser des véhicules… en essayant de ne pas se faire repérer par un autre groupe ou un sniper esseulé… Sans oublier les morts-vivants, qui s’invitent à la fête ! Loin de l’esprit cartoon d’un « Fortnite », ce mode est taillé pour séduire un public mature, surtout sur PS4 où il n’a pour l’heure que le décevant « H1Z1 » comme concurrent. Autre friandise, l’expérience Zombie a été enrichie. Jouable en local via écran splitté ou en ligne, on est devant une expérience arcade, défoulante à souhait. Au programme, trois cartes. A savoir une version revue et corrigée du Titanic, des voyages dans le temps en compagnie de divinités ou « Blood of the dead », dont l’action prend place sous la prison d’Alcatraz. La coop est ici à l’honneur et les heures défilent d’autant plus vite que l’aspect Rogue Like est addictif…

Le contrat est donc globalement réussi… même si l’absence d’un véritable scénario… a un impact sur l’ensemble. Sans réel background « Black Ops IIII » s’appuie sur une direction artistique assez générique. Graphiquement et malgré quelques effets explosifs, le jeu est loin de la beauté d’un « Tomb Raider » ou de « Uncharted », notamment dans ses textures. Heureusement, c’est parfaitement fluide et une fois plongé dans cet univers sans pitié, on prête moins attention à ces défauts. Là est sans doute l’essentiel. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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