CHAMPIGNONS, FRUITS ET LEGUMES

16/07/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

CAPTAIN TOAD : TREASURE TRACKER – EDITION SWITCH

La Wii U n’ayant pas eu le succès escompté, Nintendo ressort une à une ses exclusivités sur Switch. L’occasion pour de nombreux joueurs de découvrir des hits comme « Hyrule Warriors », « Donkey Kong : Tropical Freeze », « Mario Kart 8 »… ou donc, les aventures de « Captain Toad ». Sorti à l’origine en 2014, ce spin-off met à l’honneur le célèbre champignon, dans son habit d’explorateur. Une déclinaison grand format d’un système entrevu dans l’excellent « Super Mario 3D World ». La présentation sous forme d’un livre à feuilleter donne le ton : une succession de mini tableaux remplis d’objectifs à atteindre. Ces niveaux prennent la forme de petits jardins en 3D, avec leurs lots de passages secrets, de mécanismes (plateformes tournantes, décors à faire bouger soi-même…) et forcément d’ennemis. Toad ne pouvant pas sauter, il faut jouer de sa ruse ou envoyer des projectiles pour récolter les trois diamants éparpillés sur chaque terrain, avant de récupérer l’inévitable étoile de fin de niveau. Si le début du périple pose les bases, la suite est plus retorse. L’ensemble est plaisant grâce à une difficulté très bien dosée et un game-design aux petits oignons, qui regorge d’inventivité. Le fait de devoir gérer la caméra pour faire apparaître certaines zones du décor et assimiler la conception du puzzle permet de pratiquer « Captain Toad » en famille. Un second joueur est même invité à se saisir d’un Joy-Con pour pointer un viseur sur un méchant, ce qui aura effet de l’immobiliser. Simple, coloré, addictif… agrémenté de quelques niveaux bonus en référence à « Super Mario Odyssey » (en remplacement de ceux de « 3D World), rejouabilité excellente avec des jeux de cache-cache qui dopent la durée de vie déjà très bonne (on compte environ 70 levels), cette chasse aux trésors est très prenante et parfaitement adaptée au format nomade. On recommande ! (Jeu testé sur Nintendo Switch)

HOLY POTATOES ! A WEAPON SHOP

Améliorer son équipement est un passage obligé des jeux de rôles. Que serait en effet votre chevalier sans une épée plus puissante, votre voleur sans un arc encore plus silencieux ou encore votre brigand sans des couteaux plus affutés ? Sans un bon équipement, tous ces héros auraient sans doute passé l’arme à gauche dès le deuxième ou le troisième boss. Mais pas question cette fois de partir à l’aventure ! Non, votre mission est d’incarner une patate qui dirige une armurerie… qui cherche satisfaire sa clientèle en s’en mettant plein les épluchures. Développer son business n’est pas une sinécure. Entre la spécification de vos employés, leur salaire et les réclamations des clients, jongler entre tous les paramètres nécessite de garder son sang-froid. Tout consiste à fabriquer des armes de plus en plus puissantes en refourguant la marchandise au client le plus opportun, qui saura utiliser au mieux le sésame durement forgé. Et comme rien n’est jamais simple, aller à la pêche aux matériaux est indispensable. Au fil du temps, la boutique s’agrandit et les actions deviennent logiquement plus complexes. Sympathique et entièrement traduit en français, ce portage Switch (le jeu est disponible depuis quelques années sur PC), accroche par son côté décalé et coloré. En revanche, l’ergonomie n’est pas optimale. Le placement des boutons, associé à une utilisation peu naturelle de la croix de direction pour naviguer dans les menus, pose souvent soucis, et pourra faire perdre patience à quelques gamers. Espérons qu’un patch corrige rapidement ce problème. (Jeu testé sur Nintendo Switch)

HARVEST MOON : LUMIERE D’ESPOIR

La série « Harvest Moon » fête ses vingt ans. A la fois jeu de gestion fermière et simulation de vie, le titre a fait les beaux jours de nombreux jeunes joueurs et on ne compte plus les déclinaisons sur tous les formats. En l’absence de la référence « Animal Crossing », l’arrivée de cette « Lumière d’espoir » sur Switch avait de quoi réjouir… Mais aussitôt la partie lancée et son personnage, fille ou garçon sélectionné, on déchante rapidement. La raison ? Techniquement, le jeu semble daté de l’époque Nintendo 64. Cela ne serait pas un mal si on sentait une envie de faire vibrer la corde nostalgique ou si une véritable personnalité se dégageait de ce monde gentillet, pour ne pas dire naïf. Ce n’est malheureusement pas le cas, et avec ces arbres qui semblent collés sur la pelouse et un personnage qui ne peut pas marcher sur la moindre mauvaise herbe, on se croirait, niveau gameplay revenu là aussi dans le temps. Le joueur averti passera donc son chemin. Pour les plus petits pas trop regardants, à la rigueur… Les dialogues en français sont mimi, aucun combat, pas de violence et les actions à enchaîner : collecter des ressources, développer son jardin, répondre aux attentions des villageois, nouer des relations, résoudre un petit mystère pourront les initier au genre. On regrette néanmoins un prix prohibitif (40 euros) au vu de la réalisation et du contenu, surtout que l’eshop accueille déjà « Stardew Valley », plus original, complexe et vendu 13 euros. Soit trois fois moins.… (Jeu testé sur Nintendo Switch)

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