Conduire autrement

09/07/17 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

MICRO MACHINES WORLD SERIES

On ne présente plus les célèbres jouets, miniatures qui ont bercé les après-midis de tant d’enfants devenus grands. En 1991, leur transposition en jeu vidéo avait fait la quasi-unanimité… et avec l’avènement du multijoueur et les possibilités des consoles actuelles, c’est sourire aux lèvres qu’on accueille une nouvelle version. D’emblée on retrouve tout ce qui fait le charme de la licence : des courses vues de dessus, en plongée sur des environnements familiers. Billard, bureau, table de cuisine, tout devient un terrain d’amusement pour les tanks et camions que l’on contrôle. On aurait toutefois apprécié un zoom moins prononcé pour mieux anticiper les virages et éviter les sorties de pistes. Pour freiner, il suffit de lâcher l’accélérateur et une fois qu’on a assimilé l’énergie des bolides et appris les tracés par cœur tout roule…. Ou presque vu que Codemasters a oublié d’insérer du contenu sur la galette. Peu de circuits, aucun mode carrière et le online se limite à des affrontements classés ou pas… Seules des variantes style combat en arène viennent briser la monotonie qui s’installe après une poignée d’heures. Surtout qu’en guise de carotte, les améliorations cosmétiques à débloquer sont communes, tout comme les armes à récupérer en chemin. Missile ou mitraillette, on a vu plus original. Et on se serait bien passé d’une publicité pour les jouets Nerf… (Jeu testé sur PS4 Pro)

PRO CYCLING MANAGER

Au même titre que « Football Manager », « Pro Cycling Manager » est devenu une référence pour tous les amateurs de gestion / stratégie. Bien entendu, mieux vaut adhérer au sport en question avant de se laisser dans le bain, mais le côté sportif n’est finalement qu’un bel habillage, prétexte à introduire toute une foule de données avec lesquelles coopérer. Complet et agréable à l’œil, le cru de 2017 de Cyanide excelle une nouvelle fois. Si une partie en ligne est présente, le solo est chronophage. Que l’on choisisse de gérer une équipe complète : budget, recrutement… ou de faire monter un jeune loup dans la hiérarchie, en partant des équipes régionales jusqu’à la gloire… selon le profil choisi et les entrainements sélectionnés. En tout état de cause, il faudra dans ce mode répondre aux exigences du directeur sportif tout en veillant sur ses efforts. Sur la piste, le peloton est fidèlement représenté et un commentateur assure l’immersion en ponctuant son discours de quelques anecdotes sur la grande boucle et son parcours 2017. En guise de nouveauté la gestion de la forme en début d’année renforce d’autant plus le réalisme que les réactions des coureurs ont été nettement améliorés. De la simu pure et dure donc, à réserver à ceux qui aiment se plonger « professionnellement » dans la discipline. Les autres se contenteront de « Tour de France 2017 », plus simple d’approche sur les consoles. (Jeu testé sur PC)

MOTORSPORT MANAGER

Les amateurs de quatre roues et de grande vitesse ont eux aussi droit à leur jeu. Là encore, plutôt que vous mettre directement aux commandes du pilote, le jeu vous invite à vivre en temps réel les sensations d’un directeur d’écurie. Et après avoir choisi la modélisation des courses, en 2D ou en 3D, selon la puissance de son PC, vous voilà prêts à effectuer moults réglages pour arriver à enchaîner les victoires en Grand Prix. Plus simple à apprivoiser que ses cousins sur le football et le cyclisme, en raison d’un plus petit nombre de paramètres, ce « Motorsport manager » met en valeur la précision si chère aux mécaniciens en herbe. Ce premier jet est donc dans l’ensemble plutôt réussi, avec des conseils avisés des membres de son équipe sur la technique à adopter qui aideront grandement les néophytes. Choisir ses pneus, faire attention à la consommation d’essence et bien entendu dicter l’attitude de sa star, prudente ou agressive, sont à l’ordre du jour. Bien pensée, la carrière offre une marge de progression satisfaisante. L’habillage des menus et des didacticiels, très tendance plonge aussi dans le vif du sujet… Au contraire des licences officielles qui manquent cruellement. Pas de Ferrari ni d’Hamilton donc, mais des variantes identifiables au premier coup d’œil. C’est toujours ça, mais l’immersion en prend un sacré coup. (Jeu testé sur PC)

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