CONQUÊTE ET STRATEGIE SUR PC

02/06/19 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , , ,

ANNO 1800

Pour son vingtième anniversaire, Ubisoft propulse son Anno au 19e siècle, en pleine révolution industrielle. Un cadre rêvé pour un jeu de gestion qui en plus de fourmiller de petites idées, atteint des sommets. En apparence, « Anno 1800 » ressemble à un City Builder classique. On y crée sa ville, accueille des habitants puis on développe petit à petit les différentes infrastructures. Les graphismes colorés apportent un rendu visuel des plus agréables, mis en relief par une vue en plongée. Rapidement, on se retrouve face au problème des transports et à la nécessité de récupérer des ressources… en évitant (ou pas) de rentrer en conflit avec les dirigeants adverses. Un côté politique, qui à l’instar d’un « Civilization VI » est primordial. Ici pour prospérer, il faudra favoriser le commerce, y compris des armes… voire manipuler la presse ! Une option immorale qui démontre les possibilités du titre développé par Blue byte.

En plus du traditionnel bac à sable, qui permet de se laisser aller à toutes les fantaisies, la présence d’un mode multijoueur, y compris en coopération dope la durée de vie. La présence d’une véritable aventure scénarisée est aussi un gros plus. On y investit une terre isolée… du moins en apparence car rapidement un vilain de service, qui souhaitait garder tous les monopoles vient frapper à votre porte. Etalé sur une grosse dizaine d’heures et gentiment scénarisé, le périple tient en haleine et met en lumière toutes les mécaniques. Réellement sympathique et accessible donc, en grande partie grâce une interface bien pensée et un équilibre trouvé entre les différentes tâches inhérentes à ce type de production. (Jeu testé sur PC)

TOTAL WAR THREE KINGDOMS

Adepte de combats stratégiques, à vos PC ! Pour le nouvel épisode de la série « Total War », Sega nous plonge dans la célèbre guerre des trois royaumes, qui faisait rage au 3e siècle. Un retour dans le passé salvateur qui connaît déjà un succès considérable, puisque 1 million d’exemplaires ont trouvé preneur lors de la semaine de lancement… Signe que l’époque a ses adeptes. L’immersion proposée par les développeurs de Creative Assembly est quasi-totale… La reconstitution de l’Empire céleste est une vraie réussite avec des décors somptueux, même si dans le feu de l’action, quand les troupes se déploient, la technique est en deçà et fait apparaître les signes d’un moteur graphique vieillissant.

Une des bonnes idées de « Three Kingdoms » est de laisser choisir son approche. Historique pour ceux qui préfèrent la véracité… ou Romance (version choisie) qui propose une approche légèrement plus arcade. Dans ce cas, votre général dispose d’une force colossale capable de mettre à terre plusieurs soldats d’un simple revers… Et lorsqu’il croise la route de la tête pensante adverse, un duel s’engage. Extrêmement funs, ces combats viennent rompre des phases plus conventionnelles, où il faut calculer son approche tactique. L’astuce consiste à considérer les aspirations de son champion (parmi onze) et à composer avec les autres factions, grâce à un système de diplomatie qui va à l’essentiel. Malgré tout, la richesse de la proposition fait qu’on croule sous les options… Entre l’indétrônable arbre de compétence, l’espionnage qui permet d’en apprendre plus sur ses adversaires, les accords commerciaux… Un temps d’adaptation est nécessaire pour assimiler les mécaniques. Heureusement passé ce petit délai, la gestion des unités devient naturelle et on prend plaisir à parcourir la copieuse campagne, qui réserve son lot de scènes épiques. (Jeu testé sur PC)

CONAN UNCONQUERED

A l’heure où Sylvester Stallone renfile les gants dans « Creed » et reprend les armes dans « Rambo », son ami / rival Arnold Schwarzenegger refait parler de lui via « Terminator », quitte à délaisser la petite tenue de Conan. Qu’à cela ne tienne, le barbare, sous l’impulsion de Funcom est omniprésent dans le monde des jeux vidéo, comme l’atteste cet épisode « Unconquered », mélange habile de stratégie en temps réel et de Tower défense.

Tout consiste donc à bâtir votre propre base et à l’agrandir… avant de subir des assauts incessants de la part de hordes de mécréants accompagnés de dangereuses bestioles qui ont pour seul et unique but de détruire votre labeur. Il faut alors convoquer toutes ses forces vives au combat. Et si vos sbires utilisent les armes létales ou lancent des sorts magiques, tenir bon est loin d’être une promenade de santé. Avoir une bonne connaissance des capacités de ses protégés est indispensable pour remporter la bataille.

Amusant, grâce à un gameplay pêchu, le titre peine malgré tout à tenir le choc sur la longueur. Le contenu proposé est en effet un peu trop chiche. On fait rapidement le tour des cinq maps à disposition et l’Intelligence Artificielle laisse parfois à désirer. Heureusement, un mode en coopération apporte un chouia de diversité… Quant à ce cher Conan, s’il est bel est bien présent et orchestre le conflit, il n’est pas exploité à son maximum. On aurait par exemple apprécié de jouer le conquérant et non seulement l’inverse… Peut-être dans une future mise à jour ? (Jeu testé sur PC)

DARK DEVOTION

Connu pour avoir signé la série des « Souls » ou encore « Sekiro », FromSoftware ne cesse de faire des émules. Grâce à la magie du financement participatif, la petite équipe française d’Hibernian Workshop y va donc de sa proposition, en adaptant le concept à la sauce 2D pour un résultat classique et efficace, qui ne manque pas de challenge.

Assez rare dans un jeu du genre, « Dark Devotion » vous met aux commandes d’une héroïne, dotée du pouvoir de résurrection. Une aubaine ? Oui… mais à part que la mort vous guette dans toutes les pièces et qu’un échec vous fait revenir soit au dernier checkpoint, soit au début de la zone. A priori plus punitive, cette option n’est pas à exclure : les niveaux n’étant pas générés aléatoirement vous pourrez mieux préparer les attaques en espérant looter du meilleur matériel, pour parfaire l’équipement ou améliorer les compétentes. Mais attention… car le jeu possède une dimension Rogue-Like et n’attribue pas automatiquement tous les objets récoltés à son inventaire… La frustration n’est jamais loin !

En plus de s’appuyer sur un design en pixel art cohérent aux accents christiques voire bibliques (l’oeuvre est inspirée des écrits d’Edgar Allan Poe), avec des lieux rencontrés plutôt angoissants comme une sombre forêt, cette production indé est donc à réserver davantage aux gamers persévérants. Les amateurs des Souls seront donc conquis et retrouveront un gameplay à base de contre et d’esquive qui demande une certaine rigueur, pour ne pas voir sa barre d’endurance s’effondrer. Une question d’habitude, donc. (Jeu testé sur PC)

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