CRASH BANDICOOT N’SANE TRILOGY

08/07/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

1996. Au sommet de sa gloire, la Playstation avait besoin d’une mascotte, aussi illégitime soit-elle, pour venir concurrencer Mario et Sonic dans le cœur du grand public. Par son design et son tempérament foufou, le Marsupial s’est imposé presque malgré lui. Pas un hasard, tant la qualité de ce jeu de plateformes, développé en exclusivité pour Sony par Naughty Dog (les développeurs sont depuis passés à Uncharted et The Last of Us) innovait avec sa gestion de la 3D. Plus de vingt ans plus tard, les mœurs ont changé… et fort du succès du reboot l’an dernier sur PS4, Activision désormais propriétaire des droits sort sa « N’Sane trilogy » sur d’autres supports, dont la Switch. Idéal pour emmener la bestiole avec soi pendant les vacances.

La compil’ contient les trois premières aventures de notre héros, toujours aux prises avec le vil Docteur Cortex. L’originalité du jeu vient que l’essentiel des tableaux ne se parcourent pas de manière traditionnelle, de gauche à droite. Certains stages adoptent ce concept, à commencer par les zones bonus, mais dans la grande majorité des cas, Crash est vu de dos et doit avancer en terrain inconnu vers l’avant. Un choix qui oblige à prendre en compte les perspectives. Les ennemis surgissent, les gouffres sont nombreux et très vite les rebords s’effondrent au moindre contact… Heureusement, il y a des checkpoints !

Dans l’ensemble, la trilogie est assez ardue. Parfois à la limite du Die & Retry. A l’heure où l’univers vidéoludique basculait vers le casual, les « Crash Bandicoot » gardaient un esprit old school. Une approche à connaître avant d’offrir le jeu à des enfants. Le nombre de vies limitées et certains boss pouvant vite les frustrer. Pour les gamers et les nostalgiques, c’est du tout bon. Chaque épreuve procure toujours autant de plaisir et la bestiole, répond au doigt et à l’œil. Le level design, fait toujours des merveilles, avec cette multitude de secrets à découvrir. A la trentaine de niveaux de chaque épisode, s’ajoute une quête de 100 % qui ravira les puristes.

Techniquement, la Switch s’en sort avec les honneurs. Les pelages de Mr Bandicoot et de sa dulcinée sont moins fins que sur PS4 mais dans le feu de l’action, on n’y prête pas vraiment attention. Le jeu de couleurs est lui aussi légèrement moins prononcé. La fluidité est par contre irréprochable et c’est l’essentiel pour profiter de ces classiques. Cerise sur le gâteau, un tout nouveau tableau « Future Tone » enrichit le package et nous met aux prises avec des roquettes. En ajoutant ce contenu, Vicarious Game, en charge du portage ouvre de nouvelles perspectives et entretient l’espoir qu’une vraie suite voit le jour. Vivement ! (Jeu testé sur Nintendo Switch)

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