DAKAR 18

01/10/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

En l’espace de deux ans, les jeux de courses se sont multipliés sur nos consoles. Codemasters (F1, Dirt, Onrush…), Sony (Gran Turismo), Microsoft (Forza) ou encore Ubisoft (The Crew) y sont allés de leurs blockbusters… sans compter les motos, catégorie dans laquelle les italiens de Milestone se sont spécialisés (MotoGp, MxGP). Difficile dans les flots de propositions d’attaquer chacun sur son terrain. La solution est désormais de s’appuyer sur des licences pour livrer une expérience différente… en comblant les manques d’un budget souvent réduit. Et comme Cyanide l’a fait avec « Tour de France », Bigmoon entre dans la danse avec « Dakar 18 ».

Parcourir la quinzaine d’étapes en signant au final le meilleur chrono. Jusque-là, le principe est classique. Oui, sauf que l’exercice ici est nettement plus complexe. D’une part car on se retrouve dans des décors exotiques comme le Pérou et la Bolivie, qui n’hésitent pas à dresser sur votre route des étendues désertiques et des marécages. Et d’autre part car chaque course se déroule en open world. Il n’est donc pas rare, pour ne pas dire fréquent de se perdre à tout bout de champ. Mais pour cela, vous aurez une arme redoutable mais difficile à maitriser : le roadbook !

Les spéciales pouvant dépasser largement la demi-heure (heureusement on peut sauvegarder au milieu d’entre elles), la patience est donc de mise. Et si l’on exclut le mode facile (et encore, l’option n’est pas systématique…) aucun indicateur ne vous aide à rejoindre les différents checkpoints. En manquer un et hop, c’est une pénalité assurée ! Dans votre voiture, le copilote vous rappelle à l’ordre en cas d’égarement… Mais en moto vous êtes seul, tout seul face à l’adversité. Courage ! On note aussi la présence de camions ou de buggys, histoire de varier les plaisirs et de doper la durée de vie.

Alors pour se repérer on se fie aux indications du fameux roadbook, qui indique des coordonnées à partir de certains repères visuels comme des palmiers. Plus facile à dire qu’à faire…. Les traces laissées par d’autres concurrents (offline ou online) sont d’autres indices précieux. Ce côté seul au monde nous pousse dans nos retranchements. Pour l’immersion on notera que les véritables pilotes sont présents et que le rendu photoréaliste, sans atteindre des sommets est propre. L’offre est complétée par chasses au trésor. Anecdotique mais sympathique.

Lutter contre les éléments est une chose, contre son véhicule en est une autre. Si on peut comprendre l’approche réaliste, avec de multiples réparations à faire dans des conditions aussi extrêmes, la physique particulière des voitures gâche le plaisir. Monter une dune est un effort. Le bolide part dans toutes les directions, même si on ne touche pas son pad. On peut certes effectuer des réglages, mais cette difficulté s’ajoute à la complexité du concept… ce qui en fait un jeu pointu. Aller vers un peu plus d’accessibilité notamment dans la conduite permettrait à coup sûr de mettre le jeu sur des bons rails et de commencer si succès il y a, une série. Le potentiel est là. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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