DAYS GONE

25/04/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Réglé comme du papier à musique, Sony sort son exclusivité printanière, son AAA qui s’impose souvent tel « Horizon » en 2017 ou « God of war » en 2018 comme l’un des hits de l’année. Cette fois, l’heureux élu se nomme « Days gone », jeu de zombie « réaliste » où l’on prend les commandes de Deacon St John, biker de son état, séparé de sa compagne suite à l’éclosion d’une mystérieuse épidémie qui a transformé la majorité des habitants en zombies aussi redoutables que rapides. Deux ans plus tard, dans un Oregon dévasté, notre homme apprend qu’il reste un espoir pour retrouver sa moitié. Commence alors un dangereux périple.

Contrairement aux apparences, « Days Gone » n’est pas orienté action. Et si l’on note une poignée de jump-scares, on est loin aussi du côté horrifique cher à « Resident Evil ». Il s’agit davantage d’un survival où la gestion de ses ressources est capitale. Seul moyen de locomotion, la moto de Deacon doit être réparée en cas de choc et être alimentée en essence. A vous de chercher les bidons éparpillés dans ces terres hostiles pour ne pas tomber en rade. En cas de panne, il est impossible d’avancer ou d’activer le déplacement rapide pour rejoindre l’un des camps, avec lesquels on développe ses relations en remplissant des missions. Ils sont aussi l’endroit idéal pour acheter du nouveau matos ou l’améliorer.

En grande partie, la difficulté vient du manque de munitions, que l’on récupère au compte-goutte dans des véhicules de police ou sur des cadavres. Et si le craft est bien présent : on fabrique des objets de soin (la santé ne se régénère pas automatiquement) ou des cocktails molotov, il est impossible de concocter des balles à la volée. On se rabat alors sur la confection de battes cloutées, très utiles au corps à corps. A ne pas prendre à la légère, la fouille est au cœur du gameplay et pourra frustrer les moins patients. A contrario, ce choix nous place dans une tension permanente et lorsqu’on voit jaillir une armée de créatures, il est préférable de prendre la poudre d’escampette avant de revenir mieux équipé.

Ces hordes sont incontournable dans « Days Gone ». Non seulement elles impressionnent par leur taille (des centaines de créatures) mais elles placent surtout notre héros dans la peau d’un être fragile, impuissant face à la cruauté du monde qui l’entoure. Le nombre de PNJ affiché à l’écran ne nuit pas à la fluidité, même si graphiquement on est en deçà de « Uncharted 4 » pour ne citer que lui. L’ensemble reste propre et s’appuie sur une direction artistique impeccable dans les tons verts / marrons, symbole d’une nature meurtrie laissée à l’abandon. Le cycle jour / nuit géré avec brio, renforce aussi ce sentiment d’oppression. Enfin, n’espérez pas trouver du réconfort auprès des humains… La plupart d’entre eux, les Maraudeurs sont prêts à tout pour empiéter sur les territoires voisins. L’effet « Walking Dead » en somme.

La structure narrative est pour sa part atypique. Plutôt que de nous conter une simple histoire, l’ensemble est découpé en différents scénarios à compléter dans l’ordre de son choix. On note des chasses à l’homme à bord de son deux-roues, du nettoyage de nids ennemis, des attaques de camps, des zones à fouiller pour obtenir des précieuses piqures qui augmentent vos capacités, dont l’endurance ou la concentration, ou encore des phases de l’infiltration pour découvrir les secrets d’une mystérieuse organisation. Suffisamment varié et remarquablement mis en scène avec de nombreuses cut-scènes le trip, fruit de six ans de labeur, tient en haleine et soulève des questions essentielles comme la perte de l’être cher et la difficulté de vivre dans l’adversité. Autant de thèmes rarement abordés dans les jeux vidéo. (Jeu testé sur PS4 Pro)

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

Laisser un commentaire