DEVIL MAY CRY 5

17/03/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , , ,

A la mode dans les années 1990, les Beat’em all se font plus rares et peu d’entre eux arrivent à allier l’aspect technique au côté spectaculaire sans devenir répétitif à moyen terme. « Bayonetta » réussit ce tour de force. « Devil May Cry » aussi et ce nouveau volet canonique permet à Capcom de frapper un grand coup et de s’imposer, dans la foulée de son excellent remake de « Resident Evil 2 », comme l’éditeur majeur de ce premier trimestre 2019.

Pour ne pas spoiler, on passera sur l’histoire. Pour ceux qui prennent le train en route, un récapitulatif des précédents épisodes est à disposition sur le menu … On signalera juste que le script de cet opus 5 s’articule beaucoup sur le Qlipoth, un arbre géant qui fait pousser ses racines où bon lui semble en générant de dangereuses bestioles, design aussi viscéral que soigné. Autre point important, l’aventure découpée en une vingtaine de chapitres est non linéaire et vous invite à contrôler non pas un, mais trois personnages, au gameplay distinct. Souvent, le choix est imposé mais parfois non, pour vous permettre de choisir votre préféré.

Premier de cordée, Nero, le nouveau chasseur de démons possède un flingue et une épée, le rendant capable d’attaquer à distance (mais avec une puissance réduite) ou d’enchaîner les combos au corps à corps. Sympa mais classique. L’idée de génie consiste à l’intégration des Devil Breakers. Amputé d’une main, le jeunot peut ramasser ou acheter (avec des ressources glanées in game) ces armes surpuissantes qui au choix altèreront le temps, doperont sa force ou briseront des gardes ennemis. Seul problème, ces atouts sont fragiles et se faire contrer pendant leur utilisation les casse immédiatement. A vous d’en faire bon usage !

Le second héros, le mystérieux V, abat du monstre avec style. Mieux, il est même capable de feuilleter son bouquin et d’envoyer ses sbires frapper à sa place. Un bouton est affecté à son corbeau qui attaque par-dessus, un autre à une panthère aussi véloce que rapide. Enfin, quand la jauge de pouvoir est remplie au maximum, V fait apparaître un Titan destructeur. Effet garanti. Last but not least, le dernier protagoniste, jouable à mi-parcours, est le célèbre Dante. En plus de changer ses postures selon les situations, le bougre peut aussi modifier sa forme et par exemple se régénérer. Au final ces trois approches, bigrement bien pensées sont simples à prendre en main mais difficiles à maîtriser à la perfection. Si on ajoute le fait que chaque allié dispose de capacités supplémentaires à débloquer entre deux moments chauds, les manières de vaincre sont quasi-illimitées.

Dans la lignée de ses prédécesseurs, « Devil May Cry 5 » s’appuie sur une esthétique sombre, propice à l’horreur. L’atmosphère fait dans le gothique branché et on ne ressent plus l’aspect « lisse » de l’injustement décrié spin-Off signé Ninja Theory. C’est beau et c’est fluide. On loue aussi l’efficace bande son rock qui accompagne vos exploits ainsi que le soin apporté aux nombreux boss croisés en chemin, qui avec leur barre de vie géante vous feront consommer vos petites pépites dorées à l’allure de 1Up. Seule ombre au tableau, la caméra est parfois capricieuse et on note toujours un système d’esquive peu intuitif, surtout comparé à la souplesse de la sorcière passée chez Big N.

Ficelé et pensé dans son moindre recoin, avec ses objets et zones secrètes à dénicher au détour d’un couloir, ce AAA pur jus est ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle niveau défouloir. La durée de vie est solide et dans la tradition du genre, plusieurs niveaux de difficultés supplémentaires se débloquent après le générique de fin. De quoi y rejouer encore et encore avec l’espoir d’obtenir la note maximale « SSS » dans chaque zone. Une récompense attribuée aux meilleurs. (Jeu testé sur Xbox One X)

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

Laisser un commentaire