DOOM ETERNAL

22/03/20 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

2016. Bethesda rebootait de fort belle manière la légende « Doom ». Le pionnier du FPS, connaissait une nouvelle jeunesse en envoyant les joueurs en enfer affronter une pléiade de démons. Une réussite totale, couronnée de succès. Les gamers s’impatientaient donc de voir débarquer une suite. Prévue fin 2019, celle-ci s’est faite attendre quelques mois de plus pour arriver mi-mars. Et elle est à la hauteur.

Dans les bases, « Doom Eternal » reprend la formule de son aîné. On est devant un Fast FPS, qui comme son nom l’indique, mise beaucoup sur la vitesse, la rapidité d’exécution. Ici on ne se met pas à couvert en attendant une faille. Non, les adversaires déboulent en masse et n’ont qu’un seul but : vous faire passer de vie à trépas, quitte à y laisser eux aussi la peau. La question de l’IA ne se pose donc pas. Celle du level-design, oui. Et bonne nouvelle chaque zone est calculée à l’extrême pour  vous donner du fil à retordre tout en laisant une chance de s’en sortir, grâce à quelques bonus savamment placés.

Shoot, décapitation, démembrements… A première vue, « Doom Eternal » semble être un simple shooter. Erreur… Tout le sel du gameplay réside dans l’approche. Ainsi chaque créature possède son propre point faible. Il faut selon les cas viser des bras armés, utiliser une arme précise pour briser un bouclier, passer derrière une grosse bestiole grâce à un double saut avant de  lui tirer sur la queue, jeter un missile dans la bouche d’une bête visqueuse volante, viser les jetpacks de  certains mécréants ou encore s’empresser d’aller détruire à mains nues des totems qui dopent la vitesse des forces du mal… en plus de ressusciter constamment des serviteurs.

Si le jeu est difficile – mais pas insurmontable – et stressant, le sentiment de puissance qu’il dégage est réellement jouissif. Votre Doom Slayer bouge vite et bien. Il dispose aussi d’une panoplie fournie. Mitraillette, lance-roquette, arbalète, différents types de grenades… dont on peut développer les capacités. C’est même essentiel tant il faut switcher constamment avec l’arsenal. Dans le même ordre d’idée, l’armure possède aussi quelques pouvoirs et des bonus passifs peuvent être attribués… On n’est pas loin du RPG donc !

Le sel des combats réside dans la capacité à jongler avec un concept proche du fameux « Pierre / feuille ciseau ». Abattre un ennemi avec sa tronçonneuse (mais encore faut-il récupérer des barils d’essence pour la recharger), donne des munitions, tirer sur un démon le fait clignoter une poignée de secondes lorsqu’il est affaibli. C’est alors le moment de l’achever avec un Glory Kill, un coup de poing dévastateur. Action donnant de la santé en plus de charger la jauge de la Frappe Sanglante, qui fait mal, très mal. Quant au lance flamme, il permet de renforcer son armure.

Long dans sa partie solo : 13 chapitres pour près de trente heures de jeu, voire plus si on veut remplir les défis annexes, « Doom Eternal » évite malicieusement le côté répétitif. L’histoire : retrouver les prêtres de l’enfer avant d’affronter leur patronne est par contre un simple prétexte pour trimballer ce cher Slayer dans des zones variées… sur notre planète. Chaque décor possédant sa propre personnalité. Des phases de plateformes (assez équilibristes) ponctuent aussi la progression. Autre point à souligner, la technique, impeccable. Non seulement, le jeu est beau mais il tourne sans faiblir à 60fps sur PS4 Pro… La présence d’un mode multijoueur asynchrone en 2vs1 (Un joueur contrôle le héros, les deux autres des démons) est également à l’ordre du jour. Sympathique mais pas indispensable, faisant regretter l’absence d’un PvP classique, à l’ancienne. Le seul bémol de ce titre brutal, digne héritier d’une saga culte. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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