“DOOM” : l’horreur à l’état brut

27/05/16 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

doom

Longtemps regroupés dans la catégorie « Doom-like » avant l’avènement des mastodontes « Call Of Duty » et « Battlefield », les jeux en vue subjectives, aujourd’hui codés sous l’abréviation FPS, doivent une fière chandelle à ID Software. Rappel des faits : Fin 1993, Doom envahissait les PC. Des couloirs sans fin, des monstres par centaines et d’innombrables effusions d’hémoglobines ont construit sa réputation de jeu culte. D’inévitables suites, entre 1994 et 2005 surfaient sur ce succès avec plus ou moins de réussite… Puis, plus rien, jusqu’à ce fameux « Doom » aux allures de reboot. Chapeauté par l’excellent éditeur Bethesda (Eder Scrolls, Fallout, Dishonored…), cet hommage au jeu originel a le don de réveiller l’instinct primitif qui sommeille en chacun de nous.

En solo comme en multi, la réussite de ce cru 2016 est dans la fluidité et le level design. Sur PS4, le jeu tourne à 60 fps (images par secondes) constantes. L’action est intense. Que l’on traverse les terres sablonneuses et rougeâtres de la planète Mars ou l’intérieur d’une station orbitale, l’heure est à l’action pure et dure. Et contrairement à la concurrence, la barre de vie ne se recharge pas toute seule lorsqu’on se met à couvert : dans « Doom » il est impossible de fuir ou de se planquer. Les possédés arrivent de partout, foncent sur vous, se téléportent, envoient des boules de feu… De son côté, il faut bouger, bouger, bouger… et encore bouger. La mobilité et l’attaque sont les clés du succès.

L’arsenal à votre disposition est conséquent et sera amélioré en cours de route. Le must du must reste l’usage – limité – de la tronçonneuse, qui fait passer instantanément de vie à trépas tous les ennemis, y compris les plus coriaces. « Doom » diffère des autres FPS sur de nombreux points. Pour se ravitailler, il faut shooter ses cibles et lorsqu’elles sont à l’agonie, les achever au corps à corps. Un combo « glory kill » donnant lieu à des animations sanguinolentes. Entre deux fusillades, des phases d’exploration permettent de souffler un peu…

Question mode en ligne, l’essentiel est assuré et les affrontements sont jouissifs. La botte secrète « Snap Map », permet de créer ses propres niveaux avant de les partager avec la communauté. Simple à prendre en main, cet outil dope la durée de vie et devrait installer l’ancien roi devenu challenger sur la durée.

 

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