DRAGON BALL FIGHTER Z

14/10/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

MISE A JOUR VERSION SWITCH

Annoncé quelques mois après sa sortie triomphante sur PS4, XOne et PC, le portage de « Dragon Ball FighterZ » sur Switch a fait grand bruit. La promesse de retrouver un des meilleurs jeux de bastons jamais sorti en version portable faisant saliver les gamers. La méfiance était pourtant de mise : la console de Nintendo est moins puissante que ses grandes sœurs et une perte même minime de fluidité serait synonyme d’échec, vu la précision du gameplay. Mais que les amoureux des super guerriers se rassurent : Vegeta, Piccolo and co sont à leur summum dans une adaptation quasi-parfaite.

Oui… Quasi car les temps de chargement sont légèrement plus longs… Tout le reste est identique. On retrouve ce mode histoire séparé en trois arcs, mâtiné de stratégies, les joutes en lignes, de l’entrainement ainsi qu’un mode arcade. C’est extrêmement complet et une fois dans le vif de l’action, en docké ou en nomade, ça dépote un max. Avec deux guerriers qui disposent d’une bonne connexion, le titre avoisine les 60fps sans faiblir. Question graphisme, les contours des personnages sont légèrement moins fins mais impossible de noter une différence une fois les hostilités lancées tellement le gameplay (cf ci-dessous pour le test de référence) est pêchu. On est également surpris par la lisibilité offerte sur le petit écran. Remarquable.

Le roster de base regroupe les principaux Saiyen. Il faudra par contre repasser à la caisse pour obtenir le season-pass qui débloque d’autres warriors bien connus comme C-17 ou Cooler. Vu l’arrivée tardive du soft on aurait aimé un geste à ce niveau de la part de Bandai Namco… Ce n’est toutefois pas bien grave vu le temps nécessaire pour maitriser un héros. Car s’ils nous avaient tous semblé un peu similaires après le premier galop d’essai, l’arrivée de patchs couplés des dizaines d’heures supplémentaires ont accentués les différences. Elles sont subtiles, mais elles existent. La marque des hits. (Jeu testé sur Nintendo Switch)

TEST ORIGINAL

Les jeux « Dragon ball » se suivent… et ne se ressemblent pas ! RPG, aventure, carte combat… Son Goku et les siens ont pris pour habitude de squatter les consoles depuis leurs heures de gloire au Club Dorothée. L’erreur serait de banaliser chaque évènement. Bandai Namco soigne ses héros et la plupart des opus sont réellement dignes d’intérêt. La sortie de « Dragon Ball Fighter Z » marque un nouveau virage, par son ambition de s’imposer comme la meilleure adaptation du manga à ce jour. Un pari réussi, haut la main.

Confier à Arc System Works, développeur de la série « Guilty Gear » le sort de la franchise est une idée qui frôle le génie. Spécialiste des affrontements techniques, la boîte a su adapter son savoir faire à l’univers coloré de « Dragon Ball » tout en conservant le côté spectaculaire de l’animé. Le résultat atteint des sommets. Dans la grande tradition de la baston 2D, les comptes se règlent sur un seul plan, au sein de plusieurs décors chers à Akira Toriyama. La plaine, la ville, la planète Namek… Les lieux emblématiques sont présents, tout comme la grande majorité des protagonistes, modélisés pour leur part en 3D. On n’atteint certes pas le roster pléthorique de « Xenoverse 2 » et le fan devra faire l’impasse sur les transformations ou des seconds couteaux, mais les principales stars sont là.

On citera parmi d’autres Goku et Vegeta dans leur forme Super Guerrier, Son Gohan adulte, Trunks du futur, Gotenks, Yamcha, Piccolo, Krilin ainsi que les Bad Guy Freezer, Cell et Buu. Bien sûr les forces en présence, déséquilibrées sur le papier sont quasi similaires in-game. Une convention à prendre en compte avant de se lancer dans l’arène. Pad en main, le kiff est total. « Fighter Z » dégage une telle patate qu’on accroche dès le premier round. Et si exécuter un combo est à la portée de tous, enchaîner les bonnes actions au bon moment pour surprendre l’adversaire est une autre paire de manche. Dans les détails, le gameplay se décline entre la force des coups (faible, moyen, fort, boule de feu), les attaques spéciales, essentiellement réalisées à l’aide des quarts de tour si chers à « Street Fighter » et de pouvoirs comme la téléportation, à effectuer en appuyant sur deux boutons simultanément.

A cette mécanique s’ajoute un système de garde et de contre, un enchaînement automatique spectaculaire à réaliser au corps à corps, le rechargement de son Ki et le switch entre les membres de son trio …. ou d’appeler un de ses partenaires en soutien. La possibilité de forcer son opposant à changer de personnage pour empêcher sa régénération et une grande panoplie de mouvements : doubles sauts et esquives rapides font qu’au final aucune partie ne se ressemble. Seul petit regret : nos protégés ont un peu trop tendance à se jouer de la même manière. Il y a bien quelques subtilités dans leur physique ou leurs bottes secrètes, mais dans les grandes lignes, le gameplay reste identique.

Si « Bandai Namco » mise énormément sur la partie online (non accessible à l’heure du test) qui demandera des serveurs solides vu la légitime attente suscitée, les adeptes du solo en auront également pour leur argent. En plus de l’entrainement, on retrouve le traditionnel championnat du monde –parfait pour défier ses amis en local -, un mode arcade qui débloque différentes routes selon votre score et une histoire… originale ! Découpée en plusieurs arcs, celle-ci brise le quatrième mur et vous fait pénétrer dans la tête de vos héros. La progression se fait sur différentes cartes, à la manière d’un tactical RPG, vous laissant un peu de liberté avant d’aller défier les boss. Rien de complexe, surtout avec un peu de farming pour faire monter en level son équipe, mais de quoi tenir le gamer en haleine plus d’une dizaine d’heures, et l’initier aux subtilités de ces joutes jubilatoires (Jeu testé sur PS4 Pro)

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