DRAGON QUEST XI

10/09/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

L’âge d’or des consoles 8 et 16 bits a vu naître deux sagas cultes du J-RPG : « Final Fantasy » développé par Square et « Dragon Quest », pondu par Enix. Et si les séries se poursuivent, les boîtes ont depuis fusionné en donnant des directions séparées à leurs bébés, qui dans les années 1990, bousculaient les foules au pays du soleil levant. Séchage d’école, tentes plantées dans les rues la veille de chaque sortie… l’évènement était toujours de taille. Ce souvenir « Dragon Quest XI » le perpétue à merveille en réussissant à concilier l’essence nostalgique à la modernité permise par la PS4.

Il était une fois un adolescent vivant dans un village reculé. Le jour du rite de son passage à l’âge adulte, il sauve en haut d’une montagne sa meilleure amie. Il découvre alors qu’il est l’élu, envoyé par les forces de la lumière pour contrer le mal. Sa marque sur son bras l’atteste. Très vite, il se rend chez le roi pour lui déclarer sa véritable identité. Mais là où l’accueil devait être triomphal, il n’en est rien et il est jeté au fin fond d’un cachot. Ce point de départ résume parfaitement l’aventure. Elle va à l’essentiel et s’inspire des classiques du genre. Rapidement notre chevalier va rencontrer différents alliés qui vont l’accompagner dans son périple. La notion de groupe et d’amitié étant au cœur de la saga.

Ces évènements se déroulent dans un simili monde ouvert où on alterne les phases dans les villages, traverse des contrées et résout des énigmes dans des donjons infestés de créatures malfaisantes. Auprès des habitants, on résout des services, se repose à l’auberge et achète armes et armures de plus en plus puissantes. Des mini jeux, comme des courses de chevaux sont aussi au programme. Quant aux combats, ils se déroulent au tour par tour, avec le choix des attaques : arme létale ou magie pour son héros et de simples instructions à donner à son partenaire. Des combos à déclencher en équipe rappellent les fusions de « Dragon Ball ». Pas un hasard vu qu’Akira Toriyama signe à nouveau le design des personnages. Sa griffe se ressent d’un bout à l’autre. C’est coloré et le moindre monstre au nom drôlissime est génialement dessiné. Leurs mimiques sont à tomber. Pendant plus de cinquante heures « Dragon Quest » reste fidèle à ses origines et donne du baume au cœur. Seule dérogation à l’esprit d’antan, les ennemis apparaissent à l’écran afin de nous épargner une succession de batailles aléatoires. On conseillera toutefois de ne pas trop zapper les confrontations : elles aident à monter en niveau et sont pêchues.

Doublé en anglais, sous-titrée en français, la proposition se démarque aussi par son rythme. On est captivé par cette troupe attachante et on a toujours envie de voir ce que l’avenir leur réserve. Tout se suit comme un bon manga, à l’histoire limpide, claire mais pourtant plus profonde qu’il n’y paraît. Impossible enfin de ne pas louer la partition musicale qui entête toujours autant, ni la 3D qui apporte du sang neuf. Un jeu hautement recommandable pour les amoureux du genre, idéal pour les fans et les nouveaux venus. La difficulté étant en effet accessible à tous. Une petite pépite. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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