E-FOOTBALL PES 2020

10/09/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , ,

La saison commencée, Konami met logiquement à jour sa simulation de foot, et surprise… change de nom en rajoutant un « E-Football » en préfixe pour marquer définitivement son envie de s’investir dans le E-Sport. Mais que les adeptes de solo à l’ancienne se rassurent, la boite nippone ne les a pas oubliés et a soigné son éternelle « Master League », beaucoup plus immersive que par le passé.

Si le moteur graphique, le fameux Fox Engine reste identique au fil des ans, force est de constater qu’il est exploité à merveille par les développeurs. Les joueurs semblent plus vrais que nature et la progression vers le photoréalisme se voit clairement au fil des épisodes. Du travail d’orfèvre. Dès le premier match, on ressent déjà une évolution notable comparée à l’opus 2019. Une nouvelle caméra dynamique – qui pivote et zoome légèrement, histoire de mieux mettre en lumière les actions – fait son arrivée et le rythme des matchs à été ralenti d’un cran, avec une inertie plus prononcée. Des choix payants qui favorisent la circulation de balle et le placement des joueurs. Les attaquants n’ont jamais semblé aussi percutants dans les appels et les défenseurs agressifs au corps à corps. Sur la version testée (1.02) la lutte est sévère… et l’arbitre plutôt permissif. Les passes en profondeur dans le dos des défenses sont par contre un peu trop meurtrières. A vérifier sur le long terme.

Repensé avec la star Espagnole championne du monde Andrès Iniesta, le système de dribble / feinte a gagné en finesse. Les gestes techniques, à exécuter avec le stick droit sortent naturellement, beaucoup plus que chez la concurrence. Gardant en tête que le côté simu doit primer sur l’arcade, Konami a su aussi doser les « grigris » spectaculaires mais souvent inutiles. D’où un équilibre quasi parfait propre à des matchs vivants et engagés. Souvent considéré comme le principal point faible, les licences sont toujours en deçà de Fifa… mais l’écart se comble petit à petit. En témoigne des noms moins fantaisistes pour des équipes de Premier League et certaines exclusivités marquantes, telle la Juventus qui aura du coup un nom de substitution du côté d’EA Sports. Un joli coup !

Chère à beaucoup d’anciens gamers, la Master League a donc subi des modifications notables. Comme d’habitude, on débute avec une équipe composée de sportifs fictifs ou réels… puis – nouveauté – on choisit son coach parmi quelques anciennes gloires du ballon rond. Cruyff, Maradona, Zico, Romario, Bebeto, Roberto Carlos, Matthaus, Gullit… le choix est vaste. Mis en avant lors de nombreuses cinématiques où il faut définir les objectifs annuels avec le président, s’occuper des transferts ou préparer une rencontre importante, le coach est constamment sous le feu des projecteurs. Dorénavant, on doit aussi constamment checker ses mails pour voir les demandes faites par le staff qui nous apprend par exemple qu’un club est intéressé par un de nos poulains. Impossible cependant d’accéder directement via sa boite à l’onglet gestion d’équipe, ce qui oblige à toujours repasser par le menu. Question ergonomie, on a vu mieux. Si elle n’a pas changé l’interface du mercato reste efficace. Les prix collent désormais à la réalité et, contrairement à « PES 2019 » il est impossible de recruter avec l’OM Killian Mbappe dès l’ouverture du premier marché. Appréciable tout comme la base de fans qui grossit (ou pas) au fil des résultats.

Au cœur du jeu, le Online s’articule toujours autour de Divisions et du MyClub, où l’on retrouve de nouvelles légendes. C’est sympa mais les variantes de matchs sont limitées ce qui lassera le fan sur le long terme. La véritable innovation est ailleurs et se nomme Match Day. Le principe est simple on sélectionne une des deux équipes de l’affiche de la semaine, Les résultats de l’ensemble des footeux virtuels s’accumulent et le bilan est fait de manière hebdomadaire, avec à la clé des récompenses pour MyClub… ou pour les meilleurs la possibilité de participer à un tournoi mondial grassement rémunéré dans quelques mois. Très sympa, ce mode a le mérite de mettre tout le monde sur un pied d’égalité. Il favorise aussi le beau jeu, avec des points à glaner grâce à son style. Car gagner c’est bien, mais avec la manière, c’est encore mieux ! Une philosophie qui définit parfaitement ce « PES 2020 », aussi agréable pad en main qu’addictif. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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