F1 2019

01/07/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , ,

L’an dernier Codemasters frappait un grand coup en sortant, fin août un « F1 2018 » puissant, parfaitement équilibré entre arcade et simulation. Bis et repetita pour cette version 2019 qui a la bonne idée de sortir plus tôt pour mieux coller à l’actualité du championnat du monde, qui a débuté en mars. La hype étant à son summum, le succès semble garanti, surtout que les nouveautés annoncées sont plutôt nombreuses. Mais justifient-elles un nouveau passage à la caisse ?

Largement mis en lumière lors de sa présentation les rivalités sont au cœur de cet opus. En tête de liste, celle de Senna et Prost… qui n’est accessible via des défis qu’en édition légendaire ou via un DLC. Intégrer cette variante dans l’offre de base, vendue pourtant au prix fort, n’aurait pas été un luxe… Les deux stars s’y tirent la bourre lors de huit challenges variés : rattraper des concurrents puis dépasser son ennemi préféré, battre des temps en contre la montre… et réussir trois d’entre eux débloque leurs bolides des années 90. Classe. Pour les gamers qui se contenteront de l’offre de base, son contenu est heureusement assez solide pour occuper le pilote virtuel à l’année. A commencer par la carrière, qui vous propose de faire vos armes en F2, l’antichambre de la F1. Une petite déception dans la mesure où cette catégorie fait office de simple prologue, que l’on peut même zapper. Trois petites courses scénarisées, quelques saynètes avec des concurrents et nous voilà déjà en F1, où Ferrari nous propose déjà un contrat. Ceux qui espéraient cravacher sur la durée, avec un système de progression réaliste repasseront… On se retrouve donc rapidement en terrain connu, avec les interviews, le système d’arbre de compétences / recherche et développement à remplir selon ses performances et donc des rivaux à battre pour accroître sa réputation. Que l’on ne s’y trompe pas… l’ensemble est toujours aussi immersif et réussi, mais ne renouvelle pas la licence. Un ajout concerne les transferts entre écuries. Vraiment sympathique.

En plus de cette carrière, où l’on doit aussi remplir différents objectifs lors des sessions d’essai et participer à des défis historiques, nous mettant aux commandes d’anciennes monoplaces, souvent plus légères que les modèles actuels, on note la possibilité de participer à de simples grand-prix (F1 2019 et F2 2018 cette fois) ou à des championnats sur des circuits spécifiques. Les amateurs du online seront ravis de voir que la proposition a été étoffée. Création de ligues communautaires, défis hebdomadaires, personnalisation de son avatar ou de sa bécane et mise en avant de l’esport sont en effet au programme.

En piste, les sensations sont toujours aussi agréables. Les commandes, au Pad ou au volant sont au poil. L’inertie est simplement parfaite tout comme l’impression de vitesse. Les réglages d’un point de vue mécanique ou réglementaire sont nombreux et la marge de progression est réelle. Quant à l’IA elle se montre plus crédible, mais paradoxalement moins coriace que l’an dernier. L’option flashback très utile en cas de crash est toujours présente. Quand on s’engage sur un long run, avoir le droit à l’erreur est toujours bon à prendre, même si les puristes s’en passeront. Avec autant d’atouts dans sa manche, « F1 2019 », qui s’appuie sur les véritables licences, s’impose comme le maître de sa catégorie… mais a le goût d’une grosse mise à jour. On le conseillera donc essentiellement aux tifosis. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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