FAR CRY 5

02/04/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Le nouvel opus d’une des franchises stars d’Ubisoft (qui au passage vient de réussir l’exploit d’échapper aux mailles de Vivendi), s’est fait attendre… Prévu en fin d’année dernière, « Far Cry 5 » ne débarque finalement qu’en ce début de printemps, pour mieux nous faire ressentir l’atmosphère du Montana, de ses forêts, fermes pas si paisibles et près verts… Un voyage musclé puisque la région est désormais sous le joug de secte Eden’s gate, menée par son un sanguinaire gourou Joseph Seed.

Si chaque « Far Cry », s‘appuie sur un nouvel environnement et une histoire inédite, la formule reste inchangée et n’évolue que par petites touches. On se retrouve donc face à un FPS en monde ouvert, jouable en solo ou en coop en ligne. A la succession de missions principales, se greffent des missions annexes comme libérer des places fortes contrôlées par l’ennemi, attaquer des convois, libérer des otages ou des services à rendre aux gentils citoyens. Peu ou prou de changement au rayon de l’arsenal à disposition (arc, mitraillettes, lance-roquettes, grenades, explosifs à distance) ni au niveau des activités, comme des courses cascades ou de la pêche. Un manque de prise de risque qu’il convient de pointer, mais qui n’empêche pas ce volet de tutoyer l’excellence grâce au savoir-faire des développeurs.

L’équipe de Montréal s’est attelée à fluidifier l’aventure, à la dépoussiérer de certains de ces défauts. Fini donc les montées interminables de tours radios et les longues listes de peaux de bêtes à récupérer pour agrandir sa sacoche de munitions… L’affichage des données sur l’écran (pas de mini map par exemple) est également réduit pour une exploration qui gagne grandement en dynamisme. Le choix payant de séparer Hope Country en trois zones gérées par les bras droits de Jacob Seed rend aussi la progression plus lisible. L’acquisition des compétences suit cette voie : il ne s’agit plus de vaincre l’ennemi (exploits toujours utiles pour renverser le pouvoir) mais d’accomplir une série de petits défis, avant de choisir ses spécialisations. Conséquences, on peut rapidement transformer son héros (ou son héroïne) en machine de guerre, avant de partir libérer les citoyens.

Si la partie infiltration est toujours présente, faire parler la poudre, après avoir au moins désactivé les alarmes, transforme « Far Cry 5 » en un véritable défouloir. L’I.A ennemie n’est pas la meilleure qui soit (celles de vos coéquipiers experts non plus), mais le level design rattrape l’ensemble. La méthodologie reste cruciale au vu de la difficulté, qui monte d’un cran lorsque les hélicoptères s’invitent à la fête. La puissance de feu d’Eden’s gate associée à l’omniprésence des troupes sur chaque route, sans compter les animaux féroces, crée un climat d’angoisse permanent. Quant aux caches de survivalistes, où sont planqués de nombreux bonus, elles apportent un aspect « jeu de piste » pour toujours plus de diversité… Trente à quarante heures bien remplies donc, que l’on prolongera volontiers dans le mode arcade qui permet de créer ses cartes, avant de les partager online. Un bonus plus que sympathique au vu des possibilités de l’outil et de l’imagination de la communauté, les premiers jours après le lancement. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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