Fifa 15, PES 2015, Football Manager 2015… Matchs au sommet

05/12/14 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Fifa 15

Déjà présent l’an dernier lors du lancement de la nouvelle génération de consoles (PS4 et Xbox One), Fifa revient avec la ferme ambition de rester le maître incontesté des jeux de foot. S’il y a bien une chose que l’on ne pourra jamais enlever au titre d’EA Sports, c’est son immersion : du générique du début aux ralentis des meilleures actions en fin de match, tout est fait pour que le joueur ressente l’odeur de l’herbe et la pression du terrain. Cette année marque un nouveau palier dans cet habillage de luxe avec une pelouse qui s’abime au fil des minutes, victime des crampons et des tacles des millionnaires en shorts, des petites séquences émotions où les coéquipiers viennent réconforter un malheureux qui vient de louper un penalty ou au contraire féliciter leur gardien suite à un exploit… Mais le plus grand atout reste la modélisation des stades de la Premier League, passionnant championnat anglais et de la retranscription des chants des supporters. Seuls les commentaires, par le duo Franck Sauzée / Hervé Mathoux ne changent pas au fil des épisodes. Du neuf à ce niveau ne serait pas du luxe.

En match, l’accent a été mis sur le comportement des goals, désormais dotés d’une nouvelle intelligence artificielle. Il n’est donc pas rare de les voir enchaîner les exploits sur leur ligne, au point de dégouter n’importe quel Cristiano Ronaldo virtuel. A l’inverse, ils se montreront parfois complètement passifs notamment sur coup francs… Autant dire que tacler ou jouer des coudes aux abords de la surface relève du suicide. Gageons qu’un patch corrige prochainement le tir. Autre spécificité de ce Fifa 15, être davantage tourné vers le football champagne. Sans doute dans le but de ne pas frustrer les nouveaux venus, le jeu délaisse quelque peu la simulation, est plus permissif dans les contrôles alors que l’inertie des sportifs est moins prononcée. Résultat, les joueurs rapides sont clairement avantagés et les passes en profondeur cassent souvent les défenses. Les gros scores, surtout en ligne, sont alors monnaie courante…

Les regards des amoureux du ballon rond se portent donc sur la concurrence et le fameux Pro Evolution Soccer (PES) développé par Konami, titre absent du line-up Next-gen l’an dernier pour mieux préparer son grand retour, attendu par les fans. Il faut dire que l’ancien roi déchu lors de la génération PS3/ Xbox 360 était devenu trop arcade et les joueurs donnaient l’impression de se comporter comme des robots… ne manque pas d’atout cette année et a donc été repensé – presque – de fond en comble. Armé d’un nouveau moteur de jeu, nom de code « Fox Engine », ce PES 2015 fait fort sur le plan technique. Graphiquement, c’est une histoire de gouts avec des couleurs plus vives et un ton plus coloré que Fifa 15. Agréable à l’œil mais d’un autre côté moins réaliste. Les animations sont excellentes et la physique du ballon, une des forces de la série est toujours impeccable. Seuls quelques anciens scripts dans les déplacements et des actions, qui sur le long terme se ressemblent et un relatif manque de punch viennent un peu ternir le tableau.

Quant aux modes de jeux, Konami a jugé bon de concurrencer le populaire Fifa Ultimate Team d’Ea Sports, avec un « My Club » qui permet de jouer au manager dans son salon. Il faudra bien entendu veiller à la qualité de l’entraineur choisi et à son dispositif fétiche dont dépendent l’alchimie et le collectif. Les meilleurs joueurs se dénichant ici non pas avec l’achat de packs de carte, mais grâce à l’acquisition de « super agents », eux seuls capables de vous trouver la perle rare. PES reste aussi fidèle à ses traditions avec la présence de la « Master league » échelonnée sur plusieurs saisons mais offre aussi la possibilité de disputer toutes sortes de coupes sur les différents continents. Toujours bon à prendre… même si une nouvelle fois Konami manque le coche au niveau des licences, avec des « Merseyside red » et des « Man Blue » en lieu et place de « Liverpool » et « Manchester City », pour ne citer qu’eux. Forcément ça fait un peu tâche, même si ça n’entrave en rien le plaisir de jeu une fois les crampons chaussés.

Mais le fin du fin, pour tout stratège qui se respecte, reste l’incontournable « Football Manager 2015 ». Ici on ne joue que depuis son ordi et hors de question de diriger les joueurs. Non il faut se « contenter », mais la tâche est complexe, de donner « en costume ou en survètement », des consignes à ses protégés pour leur faire atteindre des sommets. Extrêmement poussée et entièrement paramétrable, l’expérience permet d’aller à la pioche aux futures vedettes, d’entamer des négociations, de répondre à la presse, de titiller les managers d’autres clubs, de motiver les jeunes pousses d’étudier le jeu adverse pour le contrer, avant, mais aussi pendant le match. Des matchs qui font d’ailleurs l’objet d’un meilleur rendu que par le passé, grâce à l’apport de la motion capture et la gestion de la météo. Difficile donc de passer outre si on est fan du genre, mais mieux vaut avoir du temps devant soi, tant le titre édité par Sega est réputé pour son côté chronophage.

Fifa 15 (Electronic Arts) & Pes 2015 (Konami), disponibles sur Consoles et Pc ; Football Manager 2015 (Sega), disponible sur PC.

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