FIFA 18

09/10/17 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Le mercato rythme l’été. Les championnats débutent en août. Et Fifa déboule fin septembre. Réglé comme du papier à musique, la simulation de football phare met donc ses effectifs à jour et étoffe son contenu. Immersion totale et jeu porté sur l’attaque, cette année place au spectacle …quitte à décevoir les adeptes de réalisme.

Le jeu vidéo reste un jeu. Et EA a beau développer ses compétitions professionnelles E-Sport, l’utilisateur lambda doit aussi y trouver chaussure à son pied. L’équilibre est précaire et le choix de faire lâcher du lest aux défenseurs, parfois aux abonnés absents dans leurs placements demande un temps d’adaptation. Lancés en profondeur, les Mbappe, Messi, Ronaldo et consorts sont encore plus redoutables que par le passé. Quant aux gardiens, ils restent étonnamment friables, malgré un patch correctif arrivé début octobre.

Toujours modélisé avec le moteur Frostbite, « Fifa 18 » peut s’enorgueillir d’être impeccable au niveau de la modélisation et de la physique. La vitesse a été légèrement ralentie mais reste encore un poil trop rapide pour que l’on privilégie les passes au sol aux dépens du jeu en profondeur. Là encore, le côté « champagne » l’emporte. En guise de gameplay, en plus du grand pont, des centres en hauteur viennent garnir la panoplie des millionnaires en short. On échappe heureusement au syndrome débordement / tête / but qui entache les matchs du concurrent PES. A chacun ses défauts.

Sur la pelouse, « Fifa 18 », n’est donc pas irréprochable. L’enrobage reste soigné. Les chants des spectateurs rythment les rencontres et les présentations d’équipes ont fières allures. Niveau mode de jeu, c’est aussi du grand art. Le plébiscité « Ultimate Team » où l’on crée son équipe de rêve à partir de packs de cartes voit l’arrivée des « Clash d’équipes ». Vous devez alors disputer un maximum de 4 matchs par jour contre une IA basée sur des équipes composées par de vrais gamers…. et des stars du ballon rond, tel Antoine Griezmann. En fin de semaine, EA distribue les récompenses selon les performances. De quoi obtenir des crédits et éviter de sortir sa Carte bleue pour essayer d’obtenir les top players.

La traditionnelle carrière connaît elle aussi des modifications sympathiques. A commencer par les prêts et les options d’achats. Lors du mercato, les négociations se font aussi en temps réel avec l’agent. Il faut donc la jouer fine. Le skin officiel des matchs de Liga Espagnole vient se rajouter à celui de la Premier League pour un réalisme accru. Et comme on retrouve les entrainements, la détections des talents, l’entrainement personnalisé de ses poulains, gère les comptes, le sponsoring… on y passe des heures avec l’espoir de soulever la coupe aux grandes oreilles. Les amateurs de multi se tourneront vers les saisons en ligne ou le mode Club pro où chacun incarne un seul joueur et doit tenir son poste.

Last but not least, le retour d’Alex Hunter, les héros de l’Aventure est fort plaisant. Les habitués de FIFA 17 pourront récupérer les stats du rookie anglais avant de lui faire changer de look. Entre un petit passage à la « Fifa Street » en 3 vs 3 (futur DLC à prévoir ?), transfert avorté au réal, passage obligatoire en MLS – le championnat des Etats-Unis-, l’éclosion du prodige est une bouffée d’air frais. L’excellente surprise de ce « FIFA 18 ». (Jeu testé sur Xbox One S)

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