FIFA 19

09/10/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , ,

Comment faire évoluer un jeu de sport année après année sans donner l’impression d’offrir aux joueurs un simple patch correctif, qu’une mise à jour aurait réglée ? A cette question les géants du sport vidéoludique tels EA et 2K avaient répondus de la plus belle des manières en imaginant lors de chaque opus un mode « aventure », histoire dont vous êtes le héros au destin doré. Dans « Fifa », cette star se nomme Alex Hunter. Prodige qui après avoir ciré le banc puis intégré la MLS américaine avait rejoint un club européen plus huppé comme le Bayern Munich. Aujourd’hui, il vise la ligue des champions. La fameuse compétition étant la star de cet opus 19.

Récupéré des mains de Konami, la « Champion’s league » arrive avec son bel écrin. Sa musique lyrique, son tirage au sort, des cartes FUT spéciales et même des nouveaux commentateurs anglais, pour ceux qui à raison auront zappé les propos redondants du duo Pierre Menes / Hervé Mathoux. Cette C1, accompagnée de la C3 (qu’on ne peut pas lancer en intégralité depuis le menu, à cause sans doute du système de qualification en deux temps, avec les 3e de poules reversés) renforce également un mode carrière toujours aussi complet avec ses transferts en temps réel, sa flopée d’objectifs, ses entrainements de joueurs… De quoi satisfaire les amateurs de solo. Les habituels club pro, saison en ligne et coups d’envois sont eux aussi présents.

Les matchs simples font l’objet d’une refonte intégrale. En plus de pouvoir conserver ses stats, libre à chacun de modifier les règles. Les plus radicales ? Enlever les fautes ou faire dans le battle royale en enlevant un joueur adverse de la pelouse quand on marque un but. De quoi multiplier les variantes lors de soirées animées. Seul regret, il n’y a toujours pas de foot en salle ou 3 vs 3 alors qu’on peut essayer celui-ci dans la 3e saison du parcours d’Alex Hunter. On notera d’ailleurs la variété des situations rencontrées dans l’aventure avec un switch entre trois personnages (Alex, sa sœur et Danny Williams)… sans compter quelques surprises. Une dizaine d’heures rondement menées.

L’incontournable FUT avec ses cartes et ses stars quasi-impossibles à obtenir s’enrichit d’une nouvelle fonctionnalité : les division rivals. Le concept est simple, après avoir fait cinq matchs en ligne, on vous propulse contre des adversaires de vos niveaux. Les joutes sont donc serrées. Des points FUT champions et des récompenses, crédits et packs sont à glaner. Contre l’ordi, on a toujours les clashs d’équipe, où l’IA se base sur les techniques de vrais joueurs Les clashs d’équipes ont aussi été conservés. Petit bémol, l’aspect collectionnite n’est guère mis en avant. De ce côté, on conseillera donc à EA d’aller jeter un œil du côté de chez NBA 2K, jeu qui offre régulièrement de beaux défis. Pour l’instant EA se contente des affrontements des équipes de la semaine et des DCE, système d’échanges permettant de conserver l’équilibre du marché…

Sur le terrain, les changements sont là, mais ne sautent pas aux yeux. On peut dorénavant paramétrer plus en détail ses tactiques et les changer en cours de match sans passer par le menu pause. Question stratégie, la défense de malade ou attaque de folie ont été supprimées. Une manière de contrer tous les Claudio Ranieri en herbe qui faisaient le bus devant leur cage avant de placer un contre assassin. La physique est plus lourde et les défenseurs reviennent rapidement. Un réglage qui n’évite pas les scores fleuve. La raison ? Lors des duels, le ballon revient souvent à celui qui va vers le but et les Varane, Umtiti et autres Ramos ont tendance à parfois s’écarter d’une manière étrange pour laisser le champ libre à l’adversaire. Les gestes techniques sont dévastateurs et les reprises de volées font souvent mouche devant des goals toujours aussi friables sur les frappes lointaines. On note aussi des espaces laissés étrangement lors des coups d’envoi. Comme si EA avait voulu refléter la déconcentration qui survient parfois après un but. Bonne idée sur le papier, le système de frappe synchronisé demande d’appuyer une seconde fois sur la touche tir au moment de l’impact. A l’inverse, un mauvais timing envoi la balle s’envole dans les nuages. Un plus appréciable, même si on marque toujours autant de buts en n’y prêtant guère attention…

L’entrainement défensif est donc primordial pour espérer remporter la mise. A ce titre on apprécie qu’un second curseur nous indique quel millionnaire on contrôlera si on valide le changement. L’anticipation n’est que meilleure. Autre point toujours pas réglé, celui des milieux centraux qui se projettent vers l’attaque. La construction se fait donc aux abords des surfaces et non au milieu. Un point sur lequel PES a pris le dessus. Reste à aborder le cas de la modélisation, parfaite en ce qui concerne le 11 du Barça ou de la Juve… Moins sur des équipes comme l’OM. Sanson et Lopez sont par exemple difficilement reconnaissables. Le signe qu’il reste des ajustements et même quelques chantiers à entamer pour les années futures. En espérant qu’un jour, la simu ultime voit le jour. Pour l’heure elle n’existe pas encore (Jeu testé sur PS4 Pro)

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