FINAL FANTASY VII REMAKE

27/04/20 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , ,

A n’en pas douter, Sony avait marqué les esprits lors de l’E3 2015 en annonçant le développement de trois projets extrêmement attendus par toute la communauté. A savoir The Last Guardian, Shenmue 3 et le remake de Final Fantasy 7. Si les deux derniers sont déjà disponibles, le bébé de Square Enix a pris son temps avant d’envahir les PS4… mais force est de constater que le jeu en vaut la chandelle, même si, il faut le préciser, il ne s’agit que de l’épisode 1, consacré à Midgar.

Là où explorer la cité aux nombreuses inégalités n’occupait que 4 ou 5 heures à la fin des années 1990, le périple dure cette fois six à sept fois plus longtemps. On note quelques petites longueurs mais le rythme général est bon, avec des personnages mieux développés (Jessie est le meilleur exemple) et une alternance satisfaisante entre phase d’exploration / combat et de « repos » dans les différents bidonvilles, où il faut accomplir des quêtes annexes. Du point de vue de l’histoire, difficile de ne pas adhérer tant les enjeux sont forts. Il est essentiellement question de lutte des classes, d’écologie et de solidarité. Des thématiques profondément actuelles qui témoignent à quel point cette œuvre culte est toujours essentielle. Sans spoiler, on note par contre que le terme de « Reboot » est plus approprié que celui de « Remake » puisque l’équipe a pris certaines libertés scénaristiques avec le titre original. A vérifier dans les opus 2 et 3 dont une date de sortie n’est malheureusement pas encore annoncée.

Dans cette aventure à vivre de préférence en VO ou en anglais sous-titré (les doublages français à commencer par celui d’Aerith, d’une naïveté abyssale sont catastrophiques), les combats brillent par leur côté épique. Le pari de délaisser le tour par tour traditionnel pour le temps réel, avec recharge de barre ATB (permettant de lancer compétences et magie ou d’utiliser des objets) avec la faculté de switcher à la volée entre les membres de son trio est payant. Pour vaincre les ennemis, il faut aussi composer avec un système de pause active où l’on déclenche directement les attaques ou les soins de ses partenaires. S’ajoutent les materias (des pouvoirs à choisir au préalable) et du combo Transcendance / Invocation. Spectaculaires et dévastateurs ces coups ne s’activent qu’à de rares occasions. Effet garanti. Enfin, on notera la présence d’un mode classique pour les plus nostalgiques. Toujours bon à prendre même si choisir cette option revient à se priver d’un des points forts de ce Remake.

Là où on aurait pu craindre que la structure en couloir (ce n’est pas un open world) soit répétitive, il n’en est rien, grâce aux mécaniques de gameplay introduites au fil du temps. La variété des environnements fait aussi la différence. Malgré tout quelques couacs frustrent de temps à autres le gamer. On dirige seulement quatre combattants (Cloud, Tifa, Aerith et Barret) et le jeu détermine quand on les utilise. On aurait aussi aimé plus d’armes et une meilleure gestion des éléments (vent, foudre, glace, feu…). Petite illustration : Il devient évident après quelques dizaines de minutes d’envoyer de l’électricité sur les adversaires méchas pour les court-circuiter et les mettre en état de choc. Heureusement, les choses se compliquent contre les boss… Impossible aussi de ne pas pester quand Cloud refuse de courir dans certains endroits… N’essayez pas non plus de le faire descendre d’un petit rebord : non, Le bougre veut obligatoirement passer par les escaliers… Des petits hics qui empêchent ce hit d’atteindre la perfection.

Oui ; car dans ses autres aspects, Final Fantasy 7 remake est la claque attendue. Techniquement – à l’exception de quelques textures -, c’est beau. Les personnages sont détaillés et il se dégage d’un bout à l’autre une vraie personnalité, un charisme qui ne fait jamais lâcher sa Dualshock 4. Quant aux musiques, dont certaines ont été remaniées, elles sont tout simplement exceptionnelles, parmi les meilleures entendues dans les jeux vidéo. Incontournable. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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