GHOST RECON : BREAKPOINT

15/10/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , ,

« Assassin’s creed » absent cette année, « The Division » et « Far Cry » sortis au printemps, « Watch dogs » calé début 2020… Ubisoft dégaine donc un nouvel épisode de sa saga « Ghost Recon », dont le précédent opus, qui se déroulait en Bolivie nous avait laissé une excellente impression. Des bases solides que l’on retrouve dans ce « Breakpoint » qui emprunte également aux autres franchises de la saga… mais arrive à trouver sa propre personnalité grâce à un aspect survie très développé.

Suite à un crash d’avion, vous voilà coincé sur Auroa, un archipel immense, où se sont installés des scientifiques… mais désormais sous le joug de l’un de vos anciens compagnons d’arme. Incarné par le « Punisher » Jon Bernthal, impeccable de bout en bout, ce méchant de service ainsi que ses sbires vont donner du fil à retordre aux Ghosts dispersés depuis l’accident. Pour le joueur solo, la tâche n’est donc pas simple : plus d’allié contrôlé par l’IA comme dans le passé. Non, il faut compter uniquement sur soi même ou faire appel à la communauté (ou de préférence à des amis) pour mener à bien les missions en coopération. Un repaire, gigantesque hub planqué au fin fond de la forêt sert de liaison.

Si l’on retrouve une structure classique, avec missions principales, annexes, de faction, une tendance au loot ultra-prononcée (gants, pantalons, chaussures, casquettes, gilets ont différentes capacités), divers classes à maîtriser (Sniper, Médecin, Assaut…), des capacités à améliorer ou encore de la récupération d’infos « Intel » sur le terrain pour trouver des bivouacs indispensables aux voyages rapides ou encore des plans d’armes, le blockbuster développé par Ubisoft Paris sait aussi dépayser le gamer. Ainsi comme dans « Assassin’s creed », il est conseillé d’enlever le mode guidé pour privilégier l’exploration. Dès lors, les points d’intérêts ne sont plus indiqués directement sur la carte. Il faut alors recueillir quelques témoignages, chercher des indices, les regrouper… Vraiment plaisant. Autre nouveauté majeure, le comportement ennemi a été repensé. Les soldats sont sensibles au son (arriver avec un hélico et tout fusiller en quelques secondes est voué à l’échec) et disposent de drones capables de traquer les ghosts sans relâche. En mettant constamment en balance la nature et la technologie, ce « Ghost Recon » vise juste. Et si le scénario est plutôt banal, les thématiques qu’il aborde sont réellement contemporaines.

Demandant des approches tactiques, avec une préférence pour l’infiltration, « Breakpoint » nécessite un délai d’adaptation pour le néophyte. En témoigne l’interface, une véritable usine à gaz aux nombreux sous menus ! Selon le concept de jeu-service on n’échappe pas non plus aux fameuses saisons / bonus quotidiens pour pousser le gamer à se connecter constamment dans l’espoir d’obtenir du matériel inédit. Les micro transactions sont aussi présentes mais ne concernent que la cosmétique et des fameux bonus gain de temps. Autant dire rien d’indispensable. Plus gênants, des bugs (personnages qui disparaissent, mission qui se valide seule…) ternissent un peu l’expérience mais seront à n’en pas douter réglés dans des futures mises à jour. Le titre étant évidemment conçu pour s’installer sur la durée.

A cette aventure déjà conséquente (comptez plusieurs dizaines d’heures, voire une centaine) qui nous fait découvrir la richesse de cette île aux multiples environnements, s’ajoutent des raids hardcore… et surtout un mode compétitif à 4 vs 4, où il faut là encore faire parler la ruse et non se lancer dans une attaque irréfléchie. Une excellente initiative, qui fera succomber nombre de fans de TPS à cette œuvre aussi exigeante que généreuse. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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