Ghouls and Ghosts : le caleçon d’Arthur

16/11/09 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias

Le précédent article jeu vidéo finissait sur une devinette et Le Nem avait raison, le héros qui se retrouve en sous-vêtements est le protagoniste de Ghoul’s and Ghosts. Si le monde de Mario mettait en évidence l’univers des contes de fées, ici c’est la légende du roi Arthur qui est revisitée à la sauce Famille Adams.

Ghoul’s and Ghosts est sorti en 1988 en borne d’arcade, avant d’être adapté pour la Megadrive et la Mastersystem (il est aussi sorti sur les PC de l’époque). Il s’agit de la suite de Ghost’s and Goblins, et c’est bien sûr un jeu d’action et de plateforme développé par Capcom. C’est avant tout un savant mélange de personnages mythiques, d’ambiance gothique, avec un poil d’humour.

On prend (pas) les mêmes…

Le principe est le même que pour Mario Bros, le chevalier Arthur en armure doit passer des niveaux avec des boss de fin, afin de retrouver sa fiancée Guenièvre. Jusque là, tout colle avec la légende arthurienne, ou presque, car le reste des chevaliers de la Table Ronde brille par leur absence. Chose tout à fait surprenante, la cinématique de début, très pixellisée (eh, oh, on est en 1988 !) nous montre l’enlèvement de la princesse Guenièvre par le chef des démons himself, Lucifer !! C’est un peu n’importe quoi, mais bon, du coup c’est un bon prétexte à des ambiances lugubres et des ennemis sortis tout droit de films d’horreur ou d’héroïc-fantasy. Ambiance halloween garantie.

Arthur aux prises avec un zombie, prends-toi une épée dans la face, tiens !

Ils m’entrainent au bout de la nuit, les démons de minuit…

Le jeu est difficile, les niveaux assez longs, et les ennemis de plus en plus coriaces.
Parmi les adversaires d’Arthur, il y a des zombies, des squelettes, des fantômes, des sorciers, et concernant les animaux fort sympathiques, des chauve-souris, des loups et des dragons.
Ses ennemis correspondent souvent au lieu traversé : les loups dans la forêt maudite, les chauve-souris dans les grottes lugubres, les zombis et squelettes dans le cimetière, jusqu’à l’arrivée au château de Lucifer (hum, hum, euh, Lucifer possède un château ?).
Quoi de plus normal lorsqu’on sait qu’Arthur doit passer à travers le royaume des Goules !

Déshabillez-moi… mais pas trop vite !

La difficulté et la particularité du jeu résident dans le traitement du héros. En effet, si Mario rétrécissait en se faisant toucher et si le Link de Zelda avait ses petits cœurs d’énergie en haut à gauche de l’écran, ici, que nenni, c’est Full Monty garanti !

Le joueur est en armure à la base, et la perd s’il se fait toucher par une attaque ; maintenant en caleçon, le joueur ne devra plus être touché sous peine de perdre une vie. Arthur n’a pas froid, ni aux yeux, ni ailleurs, et il n’a pas peur du ridicule non plus, car il sait qu’il pourra néanmoins recouvrer son armure dans des coffres apparaissant sur les niveaux. Ces coffres peuvent contenir des statuettes donnant un bonus de points, une arme (parmi la lance, les dagues, l’épée, la hache, le disque de jet et le sort de glace), une armure d’argent ou d’or (qui permet de lancer une super-attaque en fonction de l’arme portée), ou un sorcier transformant le héros en canard ou en vieillard, en fonction de sa possession ou non d’une armure (le vieillard pouvant quand même attaquer. Faut toujours se méfier des personnes âgées !).

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Un fantôme… sur un vaisseau fantôme !

Le jeu est très difficile (tout comme les autres opus de la série) et se révèle un vrai challenge même pour les joueurs aguerris : le perte de l’armure entraîne non seulement celle de la super-attaque, mais entame sévèrement la dignité du héros. En même temps, passer tout un niveau avec un Arthur en sous-vêtements, moi j’applaudis des deux pieds.

En guise de conclusion, je dirais : « allez-y les filles, c’est le seul jeu où on peut voir un héros (pixellisé) en calbut ! », et ça, ça fait plaisir.
PS : une devinette ; je suis habillé de vert, je suis un héros de jeu vidéo, j’ai les oreilles pointues, et je suis toujours à la recherche d’une princesse dont le prénom commence par Z.
Qui suis-je ? (Trop facile).

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1 commentaire

    Le Nem  | 11/12/09 à 14 h 02 min

  • Trop facile pour moi celle là ! Juste le temps d’attraper mon ocarina et je te joue un air. :)

    (Par contre ton article me donne un coup de vieux !) :D

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