GOD OF WAR

18/04/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , ,

Quelques années en arrière, peu de monde misait sur un retour mirobolant de Kratos. Il faut dire que le nouveau Dieu de la guerre avait fait le tour du propriétaire en terrassant lors des trois épisodes canoniques, deux spin-off portables et même un préquel, à peu près tous les dieux de la mythologie. Oui, mais voilà, le fantôme de Sparte semble éternel et il a beau avoir vieilli, être veuf, porter une longue barbe et être papa, sa force de frappe reste intacte. Pour ne pas dire plus puissante.

Contrairement aux précédents opus, qui montraient un Kratos avide de vengeance à la recherche de ses proies, ce « God of War » PS4 s’apparente au survival mélancolique d’un homme, qui a perdu ses illusions. Tel Logan avec son enfant, notre héros est accompagné de son fils Atreus, le temps d’un voyage qui le mènera des plaines enneigées à des territoires plus chatoyants, tels des temples, des mers agitées ou des forêts paradisiaques… si tant est que l’on excepte le dangereux bestiaire qui peuple les environs. La caméra a beau être plus près de Kratos, la réalisation réussir le coup du plan séquence et le monde être semi-ouvert, le jeu de Sony reprend le flambeau de ses aînés et améliore la formule. D’où un beat’em all furieux, magnifié par un riche gameplay.

Coups forts ou faibles (à donner avec les tranches de la Dualshock 4), esquive, contre… On se bat désormais à mains nues ou à la hache. Une arme indispensable qui se manie traditionnellement ou… comme un boomerang. Option utile pour atteindre des ennemis à distance ou résoudre des énigmes qui se dressent sur la route. Les combos font d’autant plus mouche quand Atreus entre dans la danse. Chasseur né, le petit manie l’arc et fait diversion en attaquant à son tour quand on lui en donnez l’ordre. Et comme son équipement d’attaque / défense s’améliore via le craft (rassurez-vous il en va de même pour Kratos), le petiot gagne en assurance au fil du temps. Ses capacités à déchiffrer certains langages ou à vous donner quelques précieux indices en font un personnage de choix, loin du faire valoir que l’on pouvait craindre de prime abord.

En plus de ses fights où des boss s’invitent régulièrement pour des scènes épiques, God of War, intègre toujours une petite part de recherche pour trouver des coffres regorgeant de bonus. Les fans retrouveront donc l’ADN de leur AAA, magnifié par une direction artistique à tomber. Mise à genoux, avec un ventilateur qui tourne non-stop, la PS4 Pro accueille un jeu d’une rare beauté, en 4K fluide, grâce à une image lockée à 30 i/sec, qui ne faiblit jamais. D’un bout à l’autre on prend une claque visuelle. Le travail sur les échelles de plan renforce l’immensité du monde à visiter et nous montre à quel point Kratos reste petit face à la nature.

Quêtes secondaires, secrets bien camouflés, progression digne d’un Metroidvania avec des capacités à débloquer au fil du temps… sans oublier l’inévitable souffle homérique, mis au service d’une histoire intime, « God of War » est un émerveillement de tous les instants. A classer fièrement dans sa ludothèque PS4 aux côtés de “The Witcher 3”, “Horizon” ou “Uncharted 4 / Lost Legacy”. Exclu Indispensable, donc. (Jeu testé sur PS4 Pro à partir d’une version fournie par l’éditeur).

Partager :
  • Facebook
  • Twitter
  • Print
  • email

Laisser un commentaire