Goldorak, go !

02/10/09 par  |  publié dans : Médias, TV

Astéro-hache, corno-fulgures, fulguro-poing… tels sont les mots magiques qui ont bercé les chtits nenfants des années 80. Vous l’avez reconnu, il s’agit de Goldorak.

Goldorak : le début du commencement.

Le prince d’Euphor, Actarus quitte à bord de Goldorak (préalablement volé à Véga) sa planète natale attaquée par les armées de Véga pour se réfugier sur la Terre. Comble du malheur, Véga a décidé d’envahir la terre et d’installer son camp sur la face cachée de la lune. Actarus trouve refuge chez le professeur Procyon (scientifique de renom possédant son propre centre de recherche où est caché Goldorak) et pour dissimuler ses origines se fait passer pour le fils du professeur et travaille comme garçon à tout faire au ranch du bouleau blanc en compagnie de Vénusia Riguel et Mizar (respectivement père et frère de Vénusia). Il fera la connaissance d’Alcor (un scientifique impétueux qui commande une soucoupe jaune cocu très seventies) et s’alliera à lui pour contrecarrer les plans de Hydargos, L’hermaphrodite Minos/Minas le scientifique Horos et bien évidemment le big boss le grand stratéguerre Véga. Dans la foulée, il retrouvera sa sœur Phénicia rescapée de l’attaque d’Euphor.

Goldorak en backstage ça donne quoi ?

Goldorak est en fait le troisième shonen manga (manga pour garçons) de la série Mecha dessiné par Go Nagai (Mazinger Z / Great Mazinger /Grendizer (Goldorak pour les européens). Le genre Mecha a la particularité de mettre en scène des personnages utilisant ou incarnant des armures robotisées généralement de formes humanoïdes. Il en existe deux formes : les Mecha king Size comme Goldorak et les Mecha de taille humaine. Aussi bien l’un que l’autre modèle est conçu pour latter la tête d’autres mechas de toute façon.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Goldorak fut moins populaire au Japon que ses deux ainés, alors qu’en occident il suscita un engouement sans précédent comme les critiques les plus acerbes (Mazinger fut proposé a posteriori en France mais ne connut pas le même succès pour ne pas dire qu’il fit un petit gadin).

Comme tout dessin animé venant du Japon, Goldorak fait peur… enfin ,surtout aux biens pensants franchouillards de l’époque. Il faut dire que le dessin animé en général, avant l’arrivée des low cost (les dessins animés japonais, beaucoup moins chers), c’était un peu cul-cul la praline et très moralisateur (l’enfant était forcement poltron, mauvais et la finalité était quand même de lui flanquer une fessée ou d’en suggérer l’idée, un syndrome qui persistera dans certains génériques français de l’époque) ; l’arrivée du cornu est à l’image de l’attaque d’Euphor par Véga ; les enfants en sont gaga, on se précipite pour voir les épisodes (d’abord diffusé en hebdomadaire, Antenne 2 est obligée de le programmer en quotidien tellement les enfants et les parents écrivent pour en demander la diffusion) mais en contrepartie, des psy de comptoir sentant la bonne affaire écrivent leur « j’accuse » notamment À cinq ans, seul avec Goldorak par Liliane Lurçat (livre où elle interroge des enfants de 4 ans en aiguillant fortement les questions genre : « il est méchant hein Goldorak ? il va te mettre un fulguro poing dans ta gueule ? Dis oui ou je t’immole devant le grand stratéguerre ? » Avez-vous cerné le genre ?), d’autres plus farfelus vont comparer Goldorak à Hitler (la visière sur la tête de Goldorak lui faisant une petite moustache). Le générique lui-même n’est pas épargné il est censuré à cause du mot « race », pas acceptable pour les fesses cousues de l’époque – sauf qu’on entend bien le mot au cours des épisodes car ils n’ont pas eu le temps de remasteriser les bandes (une censure assez stupide en somme). Paradoxalement, la série n’a pas subi les coups de bistouri de la censure, du moins pas autant qu’on aurait pu s’y attendre aux vues des critiques générées.

Goldorak : Boîte à pognon ?

La réponse est dans la question. A sa sortie télévisuelle, on a eu droit à tout : robot de toutes les tailles, avec ou sans soucoupes, articulés, immobiles, tirant des fusées dans les yeux des copains, un matelas de plage, bouée, déguisement de carnaval, le mouchoir (décidément une passion dans les années 80)… le merchandising a été aussi fourni que la toison capillaire de Sébastien Chabal et continue d’ailleurs aujourd’hui avec des modèles réduit à plus de 200 euros pièce.

Goldorak en dvd ?

Loin de moi la volonté de créer la polémique (pour cela, le blog goldo-gate de Nonoche est plus indiqué). Pour résumer, une société française a sorti une édition sans posséder les droits d’exploitation, ce qui attira les foudres de la Toei animation (détentrice des droits de la série animée) et bloque les éditions DVD en France. Une édition deluxe de la série est toutefois prévue en France. Le prix avoisinnera les 150/200€.

En attendant de pouvoir revoir à loisir les épisodes de Goldorak, Envrak vous propose un bonus de tout premier choix : le générique du dessin-animé interprété par Metallica. Enjoy !

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