GREEDFALL

23/09/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Les français de Spiders aiment les RPG, et leurs précédents essais en la matière « Bound by flame » suivi de « The Technomancer » ont démontré leur capacité à dépeindre des riches univers… quitte à ce que l’ensemble pêche par manque de rythme, de punch ou soit entaché d’une technique en retrait des standards. S’il se place toujours dans la catégorie des AA, « Greedfall » qui nous plonge dans un monde fait de conquêtes et de piraterie… saupoudré de fantastique, redresse largement la barre. Une bonne surprise.

D’origine noble, le héros ou l’héroïne que l’on incarne est guidé par une mission d’une importance capitale : quitter Sardet sa terre natale pour rejoindre l’île de Treer Fradet dans l’espoir d’étendre la domination des siens mais surtout de trouver une solution pour éradiquer une épidémie qui fait des ravages. Sur cette terre hostile aux multiples environnements – ville mais aussi contrées désolées – le périple vaut par la richesse des situations rencontrées et des quêtes à résoudre. Composer avec les différentes factions qui se disputent le pouvoir (religieux, scientifiques…) est primordial pour assoir sa réputation. Créer des alliances ou au contraire en devenant un traître, les décisions à prendre influent sur la suite de l’aventure et en partie sur l’histoire principale. Et inutile d’espérer devenir ami avec tout le monde. Les intérêts contraires imposent un débat moral et à prendre des décisions cruciales.

On pense donc à des titres comme « Dragon Age » de Bioware. Une référence qui prouve l’efficacité de la proposition, qui aborde certaines questions sur les mœurs actuelles grâce à la présence de PNJ aux caractères trempés. Passer à l’attaque ou au contraire user de son pouvoir de conviction, les situations peuvent se résoudre de différentes manières. Le crafting (fabrique d’objets à partir de ressources récoltées) est également au cœur du concept. Il permet par exemple de se forger un équipement solide. Indispensable devant l’ampleur des combats à mener.

Car si l’écriture et la direction artistique sont réussies, les batailles en temps réels sont le point fort de « Greedfall ». Elles démontrent le travail accompli depuis les précédentes productions du studio. Non seulement ces joutes sont ludiques, avec usage de pouvoir ou d’armes contondantes, mais elles brillent par leur dynamisme grâce au système d’esquive et à la présence de compagnons à vos côtés. Adversaires humains… ou créatures belliqueuses seront à occire dans cette quête étendue sur une trentaine d’heures. Pour en venir à bout – surtout à difficulté élevé -, la pause tactique est un précieux atout, permettant de calculer la moindre de ses actions et les conséquences qui vont avec. Les nombreuses spécialisations de classes allant également dans ce sens. Une bonne pioche, donc. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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