HORACE

19/08/19 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Des graphismes en Pixel art, une histoire très développée, une mise en abîme poussée, une réflexion sur la création… et aux commandes seulement deux hommes, en l’occurrence les britanniques Paul Helmanet Sean Scaplehorn. Pas de doute « Horace », distribué par 505 games, est un jeu indé pur et dur. Une aventure pas comme les autres pour un petit robot fabriqué par un vieux savant et doté d’une âme. Le syndrome Pinocchio en somme.

Multipliant les références à la pop culture et appuyé par de la musique classique, le titre suscite l’intérêt, surtout que les clins d’œil sont bien sentis et forment un ensemble cohérent. La narration, à la troisième personne, assurée par une voix anglaise délicieusement blasée et monocorde donne le LA de la quête d’humanité de notre héros de métal, sauveur à ses heures et in fine plus humain que ceux qui l’entourent.

Aux nombreuses cut-scènes figées (qu’il est déconseillé de zapper lors du premier run, la fonction est même désactivée de base dans les options) succèdent différentes phases de gameplay. Des mini jeux qui rappelleront aux joueurs nostalgiques certains classiques des années 90. L’essentiel de l’aventure prend cependant la forme d’un jeu de plateforme / action 2D à la Metroidvania, avec gain successif de capacités permettant d’accéder à de nouvelles zones. La principale d’entre elles ? Des bottes qui permettent de marcher sur les murs et les plafonds pour déjouer la gravité.

Avec de si belles ambitions et autant d’idées « Horace » est-il parfait pour autant ? Pas vraiment… en raison d’une difficulté qui rebutera beaucoup de gamers. L’inertie du petit androïde est si prononcée que même en connaissant les tableaux par coeur et en acceptant le système de dead & retry, franchir certains obstacles relève plus de la chance que du skill. Espérons donc qu’un patch vienne corriger ce gameplay peu intuitif qui gâche réellement le plaisir en frustrant le joueur au lieu de l’inciter à découvrir ce destin hors du commun servi par une belle direction artistique. (Jeu testé sur PC)

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