Jeux vidéo 80

03/01/10 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias

Je parle d’un temps où l’on parlait encore en francs, où le Tang n’était pas cancérigène, où Dorothée égayait nos mercredis matin et après midi, bref une époque de sororité (enfin, surtout pour les mecs) au cours de laquelle la France a vu pousser des bornes d’arcade dans les bars ou des salles de jeux aussi vite que l’acné sur le visage d’un ado. Loin de moi l’idée de faire une liste de jeux de ces années-là tellement il y en a eu, je vais plutôt vous parler très égoïstement des jeux qui m’ont marqué. Ressortez vos pièces de 2 francs pour un ultime crédit.

Wonderboy I : La guerre des feux

La saga Wonderboy comporte en réalité trois volets en arcade (cinq sur consoles). L’histoire est très simple : Tania, la fiancée de TomTom, un sauvageon blond et obligé de se tenir le cache-misère quand il court, a été kidnappée par le méchant pas beau à plusieurs têtes (un monde/une tête mais toujours les mêmes habits… mais que faisait Cristina Cordula ?).
La particularité de ce wonderboy (qui sera repris dans le 3) est de devoir manger pour rester en vie et manger des champignons hallucinogènes qui vous transformeraient une pomme en hamburger, et des goyaves en coupes de glace géantes.

Wonderboy II in monsterland : Et l’argent fut

Changement de décor pour ce deuxième opus : TomTom a troqué sa feuille de bananier pour une couche culotte (du moins au début). Le but de cet épisode est de tuer le vilain pas beau Dragon qui terrorise la populace. Au cours de son périple, le héros devra s’équiper de chaussures, d’une armure, d’un bouclier et d’une épée qui en battant certains boss optionnels évoluera pour arriver à l’épée légendaire. L’avantage de Monsterland réside dans le fait qu’il n’y a qu’à sauter pour avoir de l’argent, du moins à certains endroits. Le truc était de sauter tout en remuant frénétiquement le joystick pour essayer de faire « 66 ou 68 Gold » histoire de pouvoir tout acheter au maximum. Une idée qui sera reprise par certains artistes. Bougez votre popotin pour avoir un max de thunes.

Double dragon : sauver la veuve et l’orphelin (enfin…. surtout si elle est jolie)

Dans les années 1990, après une guerre nucléaire, les Black Warriors sèment la terreur aux States. Des frères jumeaux, Jimmy et Billy, au style martial Sousetsuken et propriétaires du dojo Sousetsuken (on ne se fatigue pas), décident de se dresser face aux Black Warriors et d’enseigner leur art aux habitants de la ville. Marian, la petite amie de Billy, se fait kidnapper par le gang. Les jumeaux décident d’aller la sauver.
Double Dragon est le premier à avoir démocratisé le “beat them all” (jeu bourrin où l’on tape sans se poser de questions) et tranche avec les anciens tels que Kung Fu Master (j’avance, je tape très linéairement). Avec Double Dragon, on peut se déplacer de partout et même se suicider, tataner son frère ou l’aider.
Il existe trois opus de Double Dragon dans sa version “beat them all”, le deuxième volet voit Marian se faire tuer dès le début du jeu et le troisième Billy et Jimmy doivent trouver la pierre de rosette mais ce dernier passa relativement inaperçu tant c’était un nanar de compèt’.

Bobble Bobble : Bub Bob Boum

On ne peut pas parler des jeux vidéos des années 80 sans parler de ce monument. Combien de pièces de 2 francs, de 5 francs et de 10 francs ont été englouties par ce jeu ? L‘histoire est très basique : les petites amies de Bub et Bob ont été enlevées par le Baron von Blubba (ah, ces jap et leur rancœur post-guerre !) donc les deux compères vont partir pour les secourir. Durant 100 niveaux sans vraiment de système de sauvegarde (ce qui, pour l’époque, est énorme tant au niveau du temps passé sur le jeu qu’au niveau du gouffre financier que cela a pu engendrer). La mise en pratique est simple : les dragons bub et bob (si vous jouez à 2) crachent des bulles qui emprisonnent les ennemis et qui doivent être éclatées pour qu’ils oient vaincus. Certains niveaux demanderont de la réflexion, de la rapidité. D’autres, plus fun, seront juste bourrins.

Modestement et volontairement je n’ai pas voulu vous dévoiler les fins respectives de ces jeux de légende, mais vous vous doutez bien que le happy end est de rigueur, sauf si vous faites “game over”, et plus de sous pour mettre dans la machine. Ces jeux sont disponibles sur émulateur MAME (rien à voir avec notre ministre) dans leur version originale. Beaucoup ont eu droit à un remake plus ou moins raté voire réussi.

Passez un bon début d’année avec Envrak… Moi j’vous dis à février et d’ici là, que l’esprit de Dorothée soit avec vous.

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