“THE DIVISION” : Engagement total

15/03/16 par  |  publié dans : Jeux Vidéo | Tags : , , , ,

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Le lancement d’une nouvelle franchise, même quand on s’appelle Ubisoft, n’est jamais simple. Il est en effet souvent préférable, d’autant plus en matière de AAA, de s’appuyer sur des valeurs sures. Bâtie sur l’univers du maître de l’espionnage, le regretté Tom Clancy, « The Division » porte un lourd poids sur ses épaules : celui de s’imposer d’emblée comme le fer de lance des jeux d’action New Gen et de proposer une expérience capable de satisfaire aussi bien les solistes que les adorateurs du multi, les fans de RPG et les férus de shoot… Un pari relevé haut la main qui a d’ores et déjà trouvé son public. « The Division » s’étant payé le luxe de séduire une large communauté lors de sa béta avant de signer le meilleur démarrage d’un jeu édité par la boite des frères Guillemot.

A première vue, rien d’original. Un monde ouvert, New-York désertique à parcourir uniquement à pied, un genre éculé, le TPS, une histoire légèrement futuriste, du craft, du loot, des compétences à débloquer… La formule est rodée. Oui certes, mais tout frôle l’excellence. L’atmosphère urbaine et sombre rappelle celle du sous-estimé « Watch dogs »… Les gunfights sont aussi efficaces que dans « Uncharted » voire « Max Payne » lorsqu’on se prend à analyser le positionnement des lieutenants qui protègent sauvagement leur boss… Les phases d’enquêtes sont proches de celles des derniers « Batman » et « Assassin’s creed », on récupère sans cesse des meilleurs équipements avant de refaire les missions en difficulté toujours plus élevée comme dans « Diablo » et « Destiny »… En piochant ici et là des idées, le titre aurait pu être impersonnel. Il trouve pourtant une rare cohérence car tout est parfaitement dosé, équilibré. Résultat on lance une partie, et on est immédiatement accro.

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Cette addiction doit énormément à la longueur du titre et à sa capacité à se renouveler. Le contexte, un virus qui a fait des ravages lors d’un Black Friday (jour de solde américain au mois de novembre) impose de découvrir un Manhattan enneigé, découpé en secteurs de plus en plus difficiles à reconquérir. Régulièrement, le joueur est invité à nettoyer des bâtiments, centres commerciaux, rames de métros… et à éclaircir les mystères de la pandémie. Une mission trop difficile ? Il suffit de rejoindre un groupe d’amis… ou d’inconnus grâce au matchmaking rapide et efficace intégré par Ubisoft. A plusieurs, le plaisir est décuplé et on se plait à régulièrement modifier ses compétences pour découvrir toutes les subtilités du gameplay. Le mode histoire, bien fichu occupe plusieurs dizaines d’heures, monter son personnage au niveau 30 et construire sa base également. Et quand tout ça est terminé ? Il reste la Dark Zone.

Les alentours de Central Park sont devenus l’endroit le plus dangereux de la Big Apple tant ils fourmillent de renégats. Y entrer, est l’unique solution pour qui veut récupérer les meilleures armes et armures du jeu. Oui… Sauf qu’extraire cet équipement n’est pas une partie de plaisir puisque cette zone de non-droit autorise les autres joueurs à vous attaquer sans scrupule avant de voler votre butin durement acquis. Autant dire qu’il est plus que conseillé de faire équipe avec des personnes dignes de confiance pour avoir un mince espoir de survivre. Plaisant et tendu, le concept est une bouffée d’air frais dans l’univers ronronnant des affrontements en multi et n’est pas avare en moments épiques. Un très bon point.

Bigrement bien pensé, beau et quasiment dénué de bug « The Division », fait figure d’indispensable de ce premier trimestre 2016. Quelques défauts ternissent toutefois un peu l’expérience. L’interaction avec les décors est quasi-nulle (oubliez l’idée de faire exploser les voitures garées, grimper par-dessus un tas d’ordures pour franchir un mur est impossible) et les chemins à emprunter sont, contrairement aux apparences, assez balisés. Les temps de chargement lors des « voyages rapides » sont un peu longuets et la connexion internet est obligatoire. Une panne de réseau… Et on est en manque. Oui car « The Division », est une drogue dure. S’y essayer revient à sacrifier des nuits blanches et une flopée de week-ends. (Jeu testé sur PS4)

 

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