JUDGMENT

07/07/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , , ,

Après sept épisodes marquants et plusieurs adaptations superbement reliftées sur PS4, la saga « Yakuza » marque une pause. L’occasion pour Sega de laisser la place, lors de ce spin off à un nouveau personnage, Takayuki « Tak » Yagami, ancien avocat déchu devenu détective privé mais toujours adepte du combat à mains nues. Rapidement, il se retrouve confronté à une sombre enquête de meurtres, commis par un tueur en série sanguinaire. De quoi remuer son passé et sa vision de la justice.

Comme c’est souvent le cas dans la série phare, l’action se déroule intégralement à Kamurocho, reproduction fidèle d’un quartier de Tokyo. Un choix qui décevra les habitués ayant déjà traversé de long en large l’endroit dans les précédents jeux. En apparence, l’open world n’est pas gigantesque, mais il regorge d’intérieurs. Boutiques, restaurants, habitations, salles d’arcades où l’on peut jouer à d’anciens titres chers à la marque du hérisson bleu (« Virtua Fighter V, » « Space Harrier », « Fighting Vipers »…) mais aussi à des jeux de fléchettes et à un jeu de société en VR ! Au fil du temps, notre héros se lie d’amitié avec les différents propriétaires et autres clients de bars pour lesquels il va accomplir des tâches secondaires. Le rythme est bien pensé et laisse une grande liberté.

Etalé sur une douzaine de chapitres, la trame principale occupe plusieurs dizaines d’heures. « Judgment » est un jeu long, très long qui se suit comme une série TV. Les rebondissements sont nombreux et les séquences dialoguées efficacement mises en scène. Elles ont aussi le bon goût de ne pas traîner en longueur. Quant au Gameplay il est varié. Entre des scènes de filatures, des recherches de preuves sur des scènes clés, de la drague, des courses de drones et d’inévitables bastons, où l’on choisit son approche martiale (Grue pour affronter des groupes d’ennemis, Tigre lorsqu’on fait face à un boss), on ne s’ennuie jamais. La partie technique souffle quant à elle le chaud et le froid. Le Dragon engine fait en effet des merveilles, avec de jolis effets de lumières et un Kamurocho grouillant de vie, mais quelques raideurs et temps de chargement ternissent un peu le tableau.

Le bilan demeure extrêmement positif. Avec plus de 120 aptitudes à débloquer on a aussi l’impression de personnaliser Tak. Sans trop spoiler on dira juste que les Yakuzas tiennent une place majeure dans l’histoire mais ne lui volent jamais la vedette. Charismatique et déterminé, on éprouve énormément d’empathie à son égard, au point qu’une fois la partie lancée, il est difficile d’arrêter. Une réussite. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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