Le pire d’internet avec les Craypion d’Or

04/11/13 par  |  publié dans : Internet, Médias

Craypions

Alors qu’on n’en finit plus de souhaiter la mort du mot “buzz”, atrocement moche, voilà qu’une autre expression 2.5 point zéro s’impose peu à peu à nos yeux saturés de mèmes, gifs et Lol. Sache, mesdames-messieurs qu’à côté d'”internet”, il y a désormais “les internets”.  Il peut s’agir autant de poches de résistances aux autoroutes tracées par Google, Facebook et Amazon, de forums WTF ou louches, que de sites où la culture de la communication (visuelle) avance à pas de loups tel le télégraphe en 1803, ou tout simplement des sites immunisés contre le bon goût.

Depuis 2010, les Craypions d’Or entendent récompenser le meilleur du pire des internets, celui ou la culture de la communication est aussi éloignée que la roue à l’ère du protozoaire, et où, semble-t-il, la notion d’amour-propre n’a pas encore été découverte par les réducteurs de crânes. Viens voter, mesdames-messieurs, pour l’article de presse le plus WTF (mention spéciale à “Les fesses à l’air, il vole un produit de beauté et le boit”, tandis qu’on garde un souvenir ému du “Castor mort assommé par un arbre“, le gagnant 2012), le meilleur espoir de l’artiste en ligne, le meilleur site d’association (ah, la boule nantaise et sa vidéo très mélodique qui se lance dès qu’on ouvre la page…), le site de municipalité le plus swag (ouch) ou le personal branling le plus branlé (et pour découvrir d’urgence le personal branling, ce cancer des réseaux sociaux, c’est ici).

Parisianisme appliqué à internet ? On pourrait croire que les Craypions rejouent le match Paris-Province, entre un internet précurseur, pété de bon goût (et de thunes pour la com), et les internets ruraux, où, forcément arriérés, on fait faire le site internet de la boîte par le petit neveu de la femme du cousin qui a appris la mise en ligne sur les Skyblog. Que nenni. S’il se veulent en apparence bienveillants envers les personnes et sites qu’ils brocardent, Les Craypions sont un appel à la sagesse visuelle la plus élémentaire, parce qu’en 2013, des sites comme ça, c’est tout simplement plus possible. D’ailleurs, il semblerait qu’après son Craypion d’Or du site municipal 2012, la mairie de Beuzeville l’ait bien compris !

 

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