LEFT ALIVE

11/03/19 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , ,

La présence du désigner Yoji Shinkawa, connu pour ses travaux sur « Metal Gear » avait créé le buzz et laissait espérer une variante efficace des aventures de ce cher Solid Snake. Une proposition d’autant plus alléchante que l’artiste s’est entouré de certains de ses pairs ayant officié sur la série « Ghost in the Shell » ou chez From Software, les papas de « Dark souls ». Une équipe de choc donc pour un spin-off d’une autre saga populaire, « Front Mission ». Sur le papier les ingrédients sont réunis, mais pourtant la déception est de taille sur – presque – tous les tableaux.

Techniquement « Left Alive » accuse une génération de retard. Les graphismes sont sommaires et peu détaillés, l’atmosphère est fade et les animations réduites au minimum syndical. Il n’y a qu’à voir l’effet risible de la glissade effectuée par l’un de nos trois héros pour s’en convaincre. Et comme si cela ne suffisait pas, s’accrocher à une barre de fer pour sauter au-dessus des flammes demande de s’arrêter à un endroit précis avant d’effectuer le mouvement. Ce côté saccadé, rigide, plombe le dynamisme et l’immersion. Le système de couverture, pourtant essentiel dans tout jeu du genre en vue à la 3e personne est lui aussi loin d’être optimal. Même si sur ce point, on finit par s’y faire…

Le principal souci vient cependant du gameplay. Dès la première mission, on se rend compte que le titre privilégie l’infiltration pure et dure. Employer la manière forte est suicidaire vu la résistance des ennemis, vrais sacs à PV qui déboulent en masse. Idée louable, sauf qu’il est impossible de prendre un soldat à revers en l’éliminant lorsqu’il a le dos tourné. Alors on essaie de détourner son attention avec des objets récupérés en chemin, mais là encore, le fonctionnement est incertain et l’IA ne réagit pas très logiquement… Le challenge est encore plus ardu avec le système de sauvegarde peu pratique, avec des checkpoints placés après des pics de difficulté. Alors on recommence encore et encore, puis on se lasse…

Ceux qui s’accrocheront pourront toutefois louer la volonté des développeurs de nous plonger dans une guerre fictive en 2127. Le côté humain / mécha y est plutôt bien développé et lorsqu’on monte à bord de ces derniers, le bourrinage reprend le dessus, et permet de se défouler un peu sur les troupes d’en face. C’est faible, certes, mais on se raccroche à ce qu’on peut. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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