L’HISTOIRE AVANT TOUT !

03/09/18 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , , ,

THE WALKING DEAD : L’ULTIME SAISON

En 2012, Telltale faisait un somptueux come-back en adaptant sur consoles et PC le populaire « The Walking dead ». Plutôt que de faire une simple repompe du Comics ou de la série TV, la boite spécialisée dans les aventures narratives s’appropriait pleinement cet univers dévasté peuplé de zombies en s’attardant sur des personnages inédits. En l’occurrence le baroudeur Lee et la petite Clémentine, qu’il prenait sous son aile. Son mentor décédé en fin de première saison, la gamine fut ensuite livrée à elle-même. Aujourd’hui elle a bien grandi, et adolescente, doit désormais faire face à de nombreuses responsabilités, dont celle d’élever un orphelin, A.J, dans ces contrées impitoyables.

Même si l’on conseillera de démarrer le périple à son début, un récap’ permet de prendre le train en marche en nous demandant de faire des choix censés avoir un impact lors de cette conclusion. Sans renouveler la formule, ce premier épisode du season finale est plein de maîtrise. Tout est à présent doublé en français, on agit librement dans les combats et le rythme action / réflexion est bien calibré. Un soin particulier est accordé aux personnages, à commencer par les membres de cette communauté d’enfants dans laquelle notre binôme atterrit. Visuellement, le style BD fait toujours son petit effet. Certaines options comme le réglage du bokeh, ce flou d’arrière-plan qui accentue le rendu cinématographique font mouche et témoignent de la volonté des développeurs de briser les frontières entre les différents médiums. (Jeu testé sur PC)

STATE OF MIND

La dystopie et la transhumance n’en finissent plus d’inspirer les scénaristes vidéoludiques. Ainsi après un musclé « Deus Ex » et un sublime « Detroit », c’est au tour des allemands de Daedalic de s’essayer à cet exercice via un « State of Mind » propre à séduire les amateurs de jeu de genre et ceux à la recherche d’un Point and click « moderne », en 3D, débarrassé de ses contraintes liées à l’interface. On suit ici l’histoire de Richard et Adam. Deux hommes vivant dans un 2048 où la robotique et la domotique font partie intégrante de nos vies. Leurs existences n’ont à priori rien en commun, sauf qu’elles semblent liées… et vouées forcément à se rejoindre.

Mature dans son approche, construit sur des thématiques comme la liberté d’expression, la parentalité ou encore le rôle des intelligences artificielles, ce thriller impose son atmosphère. La construction opte pour un montage parallèle entre nos deux héros. Elle nous donne l’impression de reconstituer un puzzle complexe, inspiré des œuvres de K. Dick ou Orwell. On louera également la qualité de la direction artistique. Plutôt que de surligner les émotions, Deadalic s’appuie sur un design cubique, déconcertant dans un premier temps mais in fine cohérent. A l’écart des effets de mode, l’aventure tient en haleine et ne manque pas le long de sa quinzaine d’heures de rebondissements. Seules petites ombres au tableau, le manque d’action et une exposition longuette. Mais une fois le tissu de relations établi, c’est du tout bon ! (Jeu testé sur PS4 Pro)

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