LITTLE NIGHTMARES

01/05/17 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Revenu sur le devant de la scène via « Limbo » puis « Inside », le jeu d’aventure tel que l’imaginait dans les années 1990 Eric Chahi (« Another World », « Heart of Darkness ») n’en finit plus de faire des émules. Dernier en date « Little Nightmares », édité par Bandai Namco. L’histoire d’un petit chaperon jaune affamé qui cherche à s’échapper d’un immense navire peuplé de pièges et de créatures malfaisantes.

Entre plateformes et énigmes, la virée, étalée sur une petite poignée d’heures dépayse et envoute par sa noirceur. Si dans le style, l’animation et la physique, on retrouve les sensations du coloré « Little Big Planet » (pas un hasard, le studio suédois Tarsier avait collaboré avec Media Molecule sur le sujet), cette référence est un leurre. Dans « Little Nightmares », la lumière est votre ennemie, vous paralyse en un instant et vous conduit inexorablement au game over. Pour avancer, il faut rester dans l’ombre et bien anticiper les patterns des monstres est crucial.

Extrêmement soigné dans sa direction artistique, sonore et visuelle, ce cauchemar se parcourt donc les yeux grands ouverts. On est facilement séduit par cette volonté de jouer sur les échelles. Comparé à l’héroïne, cette petite fille perdue, tout semble immense. La mise en scène renforce cet effet par un jeu de perspective aussi simple qu’efficace. Entre phases de plateformes et gentilles énigmes à résoudre, le périple envoute et a le mérite de ne pas trop en faire dans le concept « Die and retry » inhérent au genre. Une bonne pioche indé, donc. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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