Mario Kart 8 : Mario, leader du fun

26/07/14 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , ,

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C’est bien connu, on ne change pas (ou peu), une formule qui gagne. Et Nintendo avec son savoir-faire, inscrit ce « Mario Kart 8 » dans la continuité de ses prédécesseurs. Sans négliger des petits ajustements qui rendent ce jeu incontournable, dont la série s’est écoulée à plus de 90 millions d’exemplaires, toujours plus convivial.

Tous les coups sont permis

Dans Mario Kart, peu ou pas de règles et tous les coups sont permis pour franchir le drapeau à damier en tête. Y compris dégommer ses adversaires à coups de carapace ou de les ralentir en laissant des peaux de bananes sur la route. Aux étoiles, bombes, champignons turbo et autres éclairs se rajoutent des nouveaux items tels que la plante piranha, utile pour gober tout ce qui vous entoure, le boomerang qui revient vers vous une fois un concurrent heurté ou le super klaxon, aussi rare que précieux, puisque seule parade à la fameuse carapace bleue, bonus si décrié qui percute automatiquement le 1er du classement. Rageant lorsqu’on s’apprête à passer la ligne d’arrivée…
Un des principaux reproches que l’on pouvait adresser à Mario Kart, comme quoi la chance prédominait souvent sur le skill, est donc en partie gommé. Mieux, le retour des pièces, dont l’importance était cruciale dans le 1er opus (sorti sur Snes, en 1992) apporte une touche technique. Le principe est aussi simple qu’efficace : plus on en récolte (dans la limite de 10), plus le kart va vite. Seul hic : les chocs et les chutes en font perdre trois… et ces fameux ronds jaunes obligent souvent à dévier de la trajectoire parfaite. On n’a rien sans rien…

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Une nouveauté : la gravité

La jouabilité va à l’essentiel : on accélère, on freine, on dérape et on envoie des objets. Pour la conduite, le choix est laissé au pilote. Stick, croix directionnelle ou mode gyroscopique, dans lequel il faut incliner son contrôleur pour tourner. Immersif mais nettement moins précis que la méthode classique. Gamepad ou Wiimote en mains, le fun est en tout cas bien présent et le passage à la HD est une réussite. Colorés, les graphismes sont parmi les meilleurs de la Wii U et le titre n’a pas à rougir devant ceux de la PS4 ou la Xbox one. Les nouveaux circuits brillent de leur éclat et privilégient tantôt la vitesse, tantôt la technique avec des courses sur plusieurs niveaux, remplies de raccourcis et de passages secrets. Mention spéciale au disco Club Mario et à la Voie Céleste, bercée par le thème musical de « Mario Galaxy ».
Dans le design, la principale nouveauté des tracés est l’apparition de la gravité. Loopings, virages penchés et autres déformations apportent de la variété, même si on aurait aimé un rendu plus spectaculaire et que les sensations procurées soient plus extrêmes. En l’état, cette gravité – comme les passages en deltaplane ou sous l’eau –, relève plus de l’effet esthétique.
A ces seize pistes se rajoutent, comme de coutume dans les Mario Kart, autant d’anciennes, issues des « vieux » épisodes. Et si toutes bénéficient d’un lifting soigné, leur choix reste discutable. A force de recycler, Nintendo puise un peu dans les fonds de tiroir, à l’image de de l’Autoroute Toad (N64) et du Stade Wario (DS), pas très palpitantes. Heureusement, les circuits 3DS retenus comme Piste musicale et Forêt tropicale DK, brillent par leur originalité. En disposer sur grand écran procure un réel plaisir.

L’amusement plutôt que la performance

Du côté du casting, la quantité prime sur l’originalité avec une horde de sbires de Bowser et des versions « bébé » à tout va… Croiser les univers, comme le fait « Super Smash Bros » en faisant concourir Link, Kirby, Samus, Fox ou Capitaine Falco aurait pourtant apporté une dose de fraîcheur, d’autant que dans « Mario Kart 8 », le personnage sélectionné n’a pas d’impact sur le comportement du véhicule. Seuls la carrosserie et les pneus influent sur la vitesse, la tenue de route et l’accélération. Gagner toutes les coupes et ramasser des centaines de pièces s’avérant indispensable pour tout débloquer.
Fluide en toute circonstance, aussi bien en solo qu’à deux en écran splitté tout en se frottant à d’autres joueurs de toute la planète, ce « Mario Kart 8 » promet d’occuper nombre de soirées. Le titre privilégie l’amusement à la performance et aucune indication sur les écarts creusés (ou pas) avec les concurrents n’apparaît sur le téléviseur. La carte et les positions des adversaires s’affichant uniquement sur le Gamepad. Et dans le feu de l’action, baisser son regard, même une fraction de seconde, est déconseillé. Une carapace est si vite arrivée !

Mario Kart 8, Nintendo, disponible sur Wii U depuis le mois de juin.

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