MARIO + THE LAPINS CRETINS : KINGDOM BATTLE

28/08/17 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Toujours soucieux de la qualité de ses produits sous licence, Nintendo délivre au compte-goutte aux éditeurs Tiers le « droit » d’utiliser sa mascotte. Il faut donc saluer l’abnégation pendant plusieurs années des développeurs d’Ubisoft Paris et Milan sur cet ambitieux projet qui a pleinement convaincu un certain Shigeru Miyamoto, le papa de Mario. Le résultat est un crossover parfaitement maîtrisé entre l’univers coloré du plombier et l’humour déjanté des anciens adversaires de Rayman.

Plutôt que de tomber dans la facilité d’un Party-game ou d’un simple jeu casual, Ubisoft a pris le parti de lorgner du côté de la stratégie au tour par tour, façon « X-Com ». Sans chercher la surenchère technique, les graphismes sont mignons, dans la lignée des productions Mario et les musiques rappellent certains thèmes de la saga. L’accent a été mis sur le gameplay, à la fois simple et profond et sur le rythme global. Parfaitement adapté pour des courtes, moyennes et longues sessions, grâce à une foule de collectables à débloquer ou de score parfait à obtenir. On y jouera donc aussi bien sur sa Tv que dans les transports. Cohérent avec l’essence de la Switch, donc.

« Mario + The Lapins crétins » trouve sa force dans son accessibilité. Réservé souvent aux hardcore gamer, le genre se trouve ici un ambassadeur de choix pour le tout public… sans tomber dans la facilité ni grossir les mécaniques. En mode normal, certains combats vont véritablement vous donner du fil à retordre. Les jauges de vie ne se restaurent pas systématiquement entre les tableaux et choisir son bon trio (parmi six), en l’équipant des bonnes armes est primordial. Par exemple Mario est maître dans les combats à mi-distance voire rapprochés grâce à son marteau alors que son frère préfère envoyer des armes téléguidées à distance. Les gentils lapins déguisés qui les accompagnent affaiblissent les adversaires ou soignent vos blessures. Les ennemis petits ou grands rongeurs, twomps, rabbit accoutré de la cravate de Donkey Kong et autres Bowser Jr… ne sont pas en reste et ont tous leurs spécificités. On en redemande.

Un grand soin a été accordé à la géographie de chaque map. L’attaquant en hauteur prend systématiquement l’avantage sur ses cibles en contre-bas mais des tuyaux ou des sauts renversent systématiquement les situations. Ces cartes ont aussi le mérite de ne pas être trop grandes. On évite ainsi la frustration de perdre après un affrontement de plus d’une heure. Une question d’équilibre. En découle une exclusivité hautement recommandable… praticable en coop sur la même console lors d’une aventure spécifique, à débloquer au fil de sa progression solo. Seul le faible nombre de monde traversés (seulement quatre) ternit légèrement ce tableau. De quoi laisser la place pour de futurs DLC… (Jeu testé sur Nintendo Switch)

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