METRO EXODUS

24/02/19 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

A l’exception des open world style « Far Cry », les FPS purement solo se font de plus en plus rares, pour le plus grand regret des amateurs d’action nostalgiques des premiers « Call Of ». Pas de panique, « Metro Exodus » répond à ce manque en proposant durant une petite trentaine d’heures un voyage musclé au fil des saisons d’une Russie plongée dans un univers dystopique.

Suite directe de « 2033 » et de « Last Light », ce troisième titre puise toujours son inspiration des romans de Dmitri Glukovski. L’histoire et la narration tiennent donc une place prépondérante dans l’aventure vécue par le ranger Artyom. Particularité de ce dernier, il ne parle pas et se contente de suivre les ordres donnés par ses camarades. Ces derniers sont en revanche plutôt bavards… et maladroitement doublés en français. Un jeu d’acteur risible qui nuit clairement à l’immersion et empêche au titre de 4A Games de franchir un cap. Et comme il n’est pas possible de changer le langage via le menu… On a tôt fait de décrocher lors des phases de dialogues, plutôt nombreuses et pourtant bien écrites… Heureusement le reste de la direction artistique force le respect, avec une impression « photo réaliste » qui donne le ton. Question fluidité, ça tient aussi la route. Certes des baisses de framerates, en dessous des 30 i/s feront rager les puristes, mais cela est logique vu les capacités des bécanes, en fin de génération et en deçà des PC derniers cris.

Dès les premiers instants hors de votre abri on sent la tension monter au sein d’un froid glacial et d’une église peuplée par une dangereuse secte. Car s’il faut souvent faire parler la poudre, la fuite est parfois une option. « Exodus » évoque aussi la survie dans un monde apocalyptique, où en plus des malfrats, les monstres sont légions. Savant mélange de fusillades – sans régénération de santé automatique – et d’infiltration, la proposition est davantage ouverte que les premiers volets. On n’est plus sur des rails. Cette liberté d’approche ouvre les possibilités de gameplay. Le rythme est parfaitement dosé, avec une alternance de phases en plein air ou dans des endroits clos. Atmosphère horrifique et suffocante garantie.

Ponctué d’un léger aspect loot pour améliorer son équipement comme bon nous semble « Exodus » dispose d’un solide arsenal. En trouvant l’équilibre dans son histoire et ses phases pétaradantes, l’œuvre atteint son objectif et s’impose comme le nouvel étalon du genre. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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