MICROÏDS, LA BD AVANT TOUT

02/12/19 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , , ,

Après nous avoir proposé l’an dernier les remakes de « Flashback », de « Asterix & Obélix XXL 2 » et de « Toki », les français de Microïds ont cette année revu leur plan en sortant coup sur coup trois propositions orientées BD. Au menu, des aventures gauloises, une réédition d’un titre mettant à l’honneur un trublion nommé Titeuf et une aventure policière animalière. Chaque titre s’adressant à un public différent.

Titeuf Mega party

Remaster du volet « Mega Compet » sorti sur PS2, « Mega Party » reprend la trentaine de mini-jeux, mettant en scène Titeuf et ses potes. Clairement destinée aux enfants, cette fête décalée propose trois décors différents : l’école, la classe de neige et le quartier. L’humour est présent et dans la tradition de la série n’hésite pas à faire dans le crad, avec du vomi et autres joyeusetés au cœur des affrontements de gosses. Dans les faits, il faut la plupart du temps marteler un bouton ou éviter d’être touché voire faire des bêtises sans être vu pour remporter la mise… Amusant le temps d’un petit après midi mais rapidement limité puisque l’ensemble des épreuves se joue seul ou à deux. Pas plus ! Malgré la présence d’un simili mode histoire, on est loin donc de la convivialité d’un « Mario Party ». Autre déception, les graphismes sont rehaussés par rapport à l’œuvre d’origine mais ne font pas honneur à la PS4… Un peu fainéant donc, surtout qu’aucun nouveau jeu n’est au programme… (Jeu testé sur PS4 Pro)

Asterix et Obelix XXL 3 : Le Menhir de Cristal

Fer de lance de ce line-up, les aventures des irréductibles gaulois se démarquent de leur précédente virée dans la mesure où il est enfin possible de jouer en coopération. Un gamer prenant les commandes d’Asterix et l’autre d’Obelix. En solo, il faut simplement switcher entre les deux protagonistes pour se frayer un chemin dans différents niveaux aux décors variés situés aux quatre coins du globe. D’un point de vue graphique c’est soigné et on retrouve réellement l’esprit de la série chère à Uderzo. Les doublages sont tout aussi réussis et comme les dialogues savoureux jouent habilement sur les anachronismes, on en redemande. Au cours de cette mission inédite, le binôme rencontre des situations variées en résolvant quelques énigmes et castagne sévère. Grâce à des coups spéciaux (limités par une jauge qu’il faut constamment recharger) et le fameux Menhir de cristal doté de pouvoirs magiques ces affrontements sont plutôt techniques. Le côté beat’em all est donc efficace… Sympa dans ses intentions cet « XXL 3 » n’est cependant pas parfait. La caméra en plongée n’est pas optimale (on confond les décors) et la difficulté des camps romains pourra rebuter ceux qui voudront y jouer avec leurs enfants. Plutôt longs ces sortes de donjons, où des donneurs d’alertes rameutent les troupes de César, irritent en obligeant à refaire l’intégralité du tableau au moindre échec, y compris en mode facile. Frustrant et finalement inapproprié au concept tout public de ce jeu. Gageons donc qu’un patch fasse son apparition. (Jeu testé sur PS4 Pro)

Blacksad

Bande dessinée éditée par Casterman « Blacksad » s’appuie sur une atmosphère polar des années 1950 et des personnages étranges pour mieux nous surprendre et dépeindre cette époque rétro. Soucieux de rester fidèle à l’esprit d’origine, les espagnols de Pendulo Studios, déjà auteurs de « Yesterday » ou de la trilogie « Runaway » ont concocté un jeu d’aventures qui s’inspire autant du genre point and click que de titres comme « L.A Noire ». Les recherches de notre détective à la tête de matou sont en effet entrecoupées d’interrogatoires, de séquences d’infiltration et de quelques bastons à effectuer via des QTE. Durant une dizaine d’heures on se démène pour résoudre une double affaire où un suicide mystérieux et une disparition ont eu lieu dans un club de boxe. Intéressant, même si on n’échappe pas à de multiples allers retours entre les différents lieux et à des face à face assez redondants. Le nombre d’interlocuteurs se révèle en effet limité. Sur un rythme lent – qui colle bien avec le côté fifties mais assez déconcertant -, ce « Blacksad » pêche également dans sa technique, avec des décors vides, une caméra capricieuse qui saccade à maintes reprises, des doublages français désynchronisés ou encore des temps de chargement longuets. Couacs donnant l’impression de jouer à un titre en early-access et non à une version finale… (Jeu testé sur PC)

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