NBA 2K18

27/09/17 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Épisode après épisode, comme une évidence, « NBA 2K » scrute le haut des charts et s’impose au sommet des simulations sportives. Cette régularité n’est pas le fruit du hasard. Plus qu’une simple mise à jour les développeurs s’attachent à toujours renouveler l’expérience, à réinventer la manière de jouer sur le parquet… et en dehors. Et ce n’est pas cet opus estampillée « 18 » qui viendra rompre cette marche en avant. La présence du quartier « Neighborhood » en est une parfaite démonstration.

Pourtant à y regarder de plus près cette refonte du mode carrière ne présente pas que des avantages. Propulsé dans un petit pâté de maisons où brillent les enseignes – bonjour le placement de produit -, le joueur promène son avatar dans les boutiques histoire de lui acheter une nouvelle paire de pompe, de lui faire tailler la barbe… voire lui payer des boissons pour qu’il récupère plus vite de sa fatigue accumulée sur les terrains. Sympathique, sauf que la moindre dépense nécessite des VC, la monnaie du jeu distribuée avec parcimonie par 2K. Longue et tortueuse route donc pour qui veut atteindre le level 99… Armez-vous de patience et multipliez les entrainements, jouables sous forme de mini jeu pour espérer arriver à vos fins sans dépenser de deniers supplémentaires. Les VC étant bien entendus disponibles sur le store contre de vrais euros…

Cet aspect « Free to play » associé à un rythme en dent de scie – aucun déplacement rapide pour rallier un lieu à un autre – et des chargements longuets ne doivent pas faire oublier la performance réalisée. On jouit d’un sentiment de liberté inédit dans les jeux de sport et à n’en pas douter la formule sera reprise et améliorée dans les années à venir. Sans compter que c’est également par ce biais qu’on accède à des terrains où l’on peut coopérer ou défier d’autres joueurs avec son rookie. Quant à l’histoire, elle se démarque du schéma classique matchs scolaires / draft / passage chez une équipe de NBA. Dorénavant on passe par le basket de rue et on choisit l’équipe dans laquelle on va évoluer. Rapidement un vétéran, une experte de la com’ et un agent minable deviendront vos interlocuteurs privilégiés. Une aide précieuse pour que votre ancien DJ (sic) franchisse les paliers et débloque les « badges », ces spécialités uniques.

« NBA 2K18 » ne s’arrête pas en si bon chemin et injecte du neuf dans tous les autres modes. Dans « Mon équipe », l’insertion de défis et de coachs rappellent de plus en plus l’Ultimate team de EA. Le mode MyGM, qui permet de devenir manager possède désormais lui aussi un petit scénario. On arrive parfois dans des aberrations qui feront bondir tous les amateurs de NBA – mention spéciale au déménagement – mais il ne faut pas oublier que l’on est dans un jeu vidéo et que l’idée là encore, est toute fraîche. Quant au simple championnat, il voit son intérêt décuplé avec l’apparition des équipes All-Stars de chaque franchise, où les stars de toutes les époques se côtoient dans la joie . Un rêve éveillé.

Fort d’un habillage aux petits oignons, avec une présentation très show, la 2KTV animée par la splendide Rachel ou les interventions de Kobe Bryant lors des matchs des Lakers, ce « NBA 2K18 » est exemplaire et reflète véritablement l’atmosphère des grands. Déjà phénoménal par le passé, le jeu gagne désormais en fluidité et l’intelligence artificielle à haut level a encore gagné en efficacité. Niveau gameplay, le système de shoot, revu demande toutefois un petit temps d’adaptation et certains paniers loupés par ces géants multi millionnaires aux tatouages fidèlement reproduits, font encore un peu tâche. La preuve qu’il reste encore un peu de boulot pour « NBA 2K19 », mais d’ici là impossible ne pas s’incliner devant une offre aussi pléthorique. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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