NBA 2K19

16/09/18 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Le basket est un sport qui se joue à 5 contre 5, et c’est Golden State qui gagne à la fin. Ou plutôt « NBA 2K » sur nos chères consoles. Rappelons qu’en 2013, l’éditeur américain frappait fort dès le lancement des nouvelles machines en proposant une simulation sublime et à la richesse de gameplay sans précédent. Aujourd’hui la formule est rodée et marche à plein régime. L’évolution se fait donc par petites touches et s’adresse davantage aux mordus de cette simu qu’aux occasionnels qui ont déjà le précédent opus dans leur ludothèque.

Comme chaque année, on loue l’enrobage. Ce soin apporté aux présentations de matchs, la 2KTV, les commentaires variés et immersifs. On note aussi les détails de chaque muscle ou tatouage des hommes en short. Les animations sont nickels et pad en main, une fois qu’on maitrise toutes les subtilités en attaque mais aussi en défense – l’IA ou vos adversaires online ne feront aucun cadeau – on prend un plaisir fou. C’est complet, y compris au niveau des modes de jeux. « Mon équipe » avec ses packs de cartes, ses défis, ses 3 vs 3, le championnat en présence d’équipes actuelles ou classiques, match simple… management. Impossible de faire mieux.

Comme chaque année, les yeux se tournent vers le prisé « Ma carrière », qui a pour habitude de nous conter une histoire autour d’un jeunot fermement destiné à devenir une légende. 2018 faisait l’impasse sur la narration pour nous propulser directement en NBA et inaugurer le hub « Mon quartier » où on s’entraine, refait son look (coupes, tatouages, baskets) et gère sa progression… à coup de VC. Ces points que l’on accumule (lentement) en enchaînant les matchs ou rapidement (avec sa vraie carte bleue) sont toujours omniprésents. Si l’on peut comprendre que 2K les insère pour les fameux packs de « Mon équipe », la présence de microtransactions dans la carrière, entièrement connectée avec la possibilité de défier les gamers alentours fausse la donne. On rame avec son pauvre rookie à 62 de général quand d’autres débutants promènent leur protégé noté à 85…

Heureusement on peut y faire abstraction, et avant d’arriver à ce palier, il faudra quand même rouler sa bosse en Chine… et en division inférieure, la G-League. Transféré d’un coin à l’autre votre héros aux dents longues, surnommé A.I va devoir devenir humble et travailler en équipe. De longues séquences narratives sont à prévoir, avec quelques matchs parfois assez originaux, avec cette partie sur borne d’arcade que l’on peut essayer sur la démo. L’ensemble est rondement mené… même si les relations entre les protagonistes manquent de profondeur. Une constante chez 2K, qui à ce niveau reste en dessous d’EA Sports, à l’exception du cru 2017 armé de son concept du duo. Une fois sur le parquet, tout s’oublie vite et on est séduit par des ajouts comme la jauge bonus « Takeover » qui donne un bonus lorsqu’on enchaîne les bonnes perfs’.

Ballon en main, la tension est palpable. Les animations sont plus fluides et l’IA des adversaires est plus cohérente que son aînée, déjà convaincante. Des petits ajustements ici et là, tel le retour de la barre de puissance des Lay-Up, démontrent que tout est désormais dans le détail. Ne voulant rien laisser au hasard, les développeurs nous gratifient donc d’un 20e opus abouti. Signe d’une longévité à toute épreuve. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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