NBA PLAYGROUNDS 2

22/10/18 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , ,

Intéressant… mais inabouti. Voilà comment pouvait se résumer la première itération de « NBA Playgrounds » sorti en mai 2017 sur à peu près toutes les plateformes, avec quelques couacs sur la Switch, qui ne disposait pas du mode online Day One. Aujourd’hui, ce clone de l’illustre « NBA Jam », avec ces matchs arcade en 2 vs 2 passe un cap, grâce notamment à l’arrivée de 2K qui a apporté sa griffe à cette suite, toujours développée par Saber Interactive.

Cette fois, la version Switch est identique à son homologue PS4. Du moins dans son contenu, car sur une grande TV, ça pique les yeux avec une impression de flou lors des déplacements des sportifs, voire de clignotements sur certains stades. En version nomade le problème s’estompe. Est-ce l’effet Full HD ? Un patch réglera-t-il le problème ? Espérons-le. On conseillera donc à ceux qui disposent des deux consoles de se tourner vers Sony. En 4k c’est beaucoup plus beau et on profite du côté caricatural des milliardaires en shorts, revus et corrigés en « Super Deformed ». C’est particulier mais la direction artistique est travaillée. Cohérent avec l’esprit arcade des parties, qui se déroulent en 3 ou 5 mns.

Proposer de simples 2 vs 2 réalistes serait inutile. « NBA 2k19 » le fait très bien dans son mode bitume. Le concept de Playgrounds est de faire le show et uniquement le show. Le soft abolit toutes les règles, sorties de balles et autres retours en zone. Ici, il faut faire des figures et scorer. Chaque star à ses spécificités et fait des sauts de trois mètres pour dunker. Attention toutefois à l’inertie dans les airs, elle peut être fatale si un adversaire revient vite pour contrer.

Les rencontres sont spectaculaires, techniques, mais aussi indécises. Esprit débridé oblige, les développeurs ont repris le système de bonus aléatoire qui pimentait les parties du premier opus, en rajoutant quelques coups spéciaux. Une fois votre jauge remplie à l’aide d’enchaînement de points ou de belles actions défensives, vos joueurs peuvent devenir momentanément plus puissants, gagner un multiplicateur de score, doper leur vitesse … à moins que le binôme d’en face soit touché par un effet zombie qui plombe sa réussite au shoot ou que votre panier se gèle, empêchant les ballons de rentrer. De quoi permettre quelques retournements de situations.

En dehors de graphismes et surtout d’une physique grandement améliorée comparée au premier jet, cet opus 2 vous invite à affronter toutes les équipes d’une conférence avant de passer aux play-offs. En cas de victoire, vous gagnerez un super joueur. Le hic ? On ne peut pas reprendre sa sauvegarde en cas de défaite en finale et il est obligatoire de jouer avec une équipe dont on possède deux joueurs. Autant dire qu’au début, il faut composer avec le contenu des packs de base… Améliorer ses protégés du niveau bronze au niveau or prend aussi beaucoup de temps et gagner suffisamment de points pour ouvrir un pack convenable nécessite aussi d’enchaîner les derbys. Un côté grind omniprésent… qui pousse à l’achat d’un time-saver débloquant l’intégralité du roster. Forcément, le principe fait penser aux Free 2 play sauf qu’ici la dizaine d’euros du DLC s’ajoute aux 30 dépensés au préalable. Espérons que 2K revoit rapidement le système de gain in-game pour ne pas frustrer la communauté.

Pour le reste, c’est du tout bon. On apprécie le gameplay nerveux et dynamique. Le online répond bien et les joutes à quatre sont pétillantes. L’autre surprise vient du concours à trois points où on tente de faire mieux que la concurrence lors de séances hyper-tendues. Drôle, instantané et sans prise de tête, donc. (Jeu testé sur PS4 Pro et Nintendo Switch)

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