NEED FOR SPEED PAYBACK

19/11/17 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , ,

En vingt ans d’existence, la saga « Need for speed » a connu nombre d’évolutions. Courses classiques, poursuites infernales avec les flics aux basques, tuning à gogo et ouverture à l’open world ont tentés de renouveler la formule et d’apporter du sang neuf au jeu de course. Désormais concurrencée par les « Foirza Horizon » de Sega et « The Crew » d’Ubisoft, EA mise désormais sur son mode histoire… et le loot… phénomène très prisé des jeux actuels.

Vengeance, trahison, esprit d’équipe et complémentarité sont les quatre piliers du mode solo de ce « Payback » dont l’action se situe à Fortune City, ville fictive taillée sur mesure pour se frotter illégalement à des candidats en milieu urbain ou naturel à vive allure. La géographie des lieux ne révolutionne pas le genre mais reste suffisamment bien conçue pour que l’on s’amuse avec les divers pilotes à drifter ou à faire parler sa nitro sur l’asphalte ou en hors-piste. En multipliant les approches, ce NFS cuvée 2017 sait varier les plaisirs, même si on aurait aimé que les sensations entre les différentes caisses soient plus marquées pad en main. L’orientation arcade reste parfaitement assumée par Ghost, qui reconduit ce système d’aimantation où les poursuivants vous collent au train même en cas de run parfait… et sont beaucoup plus en dilettante si vous êtes largués. Un procédé à double tranchant.

Légèrement mieux écrit que son prédécesseur, « Payback » n’échappe pour autant pas aux stéréotypes et accumule les dialogues bateau voire grossiers quand un concurrent dépasse votre blondinet prétentieux. Une frustration de la défaite communicative… à cause d’un facteur chance omniprésent. Atteindre un objectif rapporte en effet une « speedcarte », qui au gré du hasard améliorera moteur, culasse, nitro… Cartes également échangeables contre des crédits glanés in game… et qui peuvent être démantelées pour obtenir des jetons, capables à leur tour de débloquer les meilleures d’entre elles. Magasins au stock éphémère et inévitables microtransactions compliquent encore la tâche. Et comme il est quasiment impossible de monter sur la première marche du podium si son bolide n’est pas aussi performant que ceux de la bande d’en face, il faut s’armer de patience et (re)faire plusieurs fois chaque piste, jusqu’à obtenir la pièce souhaitée. Le rythme en prend un sacré coup.

Cet ajout bancal gâche le plaisir d’un jeu qui ne manque par ailleurs pas d’atouts. Les sensations de vitesses sont grisantes, les objectifs secondaires (panneaux à percuter, radar, épaves à chercher sur la map…) rappellent le culte « Burnout Paradise » et les séquences de fuites apportent leur dose d’adrénaline. Le mode multi fait aussi correctement le boulot. Niveau graphisme, sans être magnifique le jeu est propre et au moins c’est toujours fluide. Quant à la personnalisation visuelle de ses véhicules, elle reste très poussée, même si là encore klaxons et autres gadgets se débloquent selon leur bon vouloir, démontrant ainsi un peu plus que le principe « Ultimate team » ne convient pas (encore) aux jeux de caisses (Jeu testé sur PS4 Pro)

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