« Need for speed » : (re)démarrage en côte

16/11/15 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

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Après une année d’absence, Need For Speed revient sur la ligne de départ. L’occasion pour Electronic Arts de remettre les compteurs à zéro et de livrer un reboot intégral de sa célèbre franchise de jeux de bagnoles. Vous voilà donc propulsé à Ventura Bay dans une succession de courses nocturnes endiablées, orientées arcade. Depuis sa création en 1994 sur Ps One, NFS s’est forgé une solide réputation sur le tuning, les courses illégales avec les flics aux trousses et un gameplay articulé sur les dérapages, ces fameux drift pour la frime. Ce cru 2015 ne fait pas exception. Les réglages sont nombreux et on passe des heures à fignoler son moteur en débloquant, au fil de la progression, des pièces de plus en plus puissantes.

On prend plaisir à s’acheter, avec de l’argent virtuel (et non pas réel, il n’y a pas de micro transaction) une BMW, une Porsche une Lamborghini ou le saint graal, une Ferrari. De quoi faire fureur des pistes urbaines improvisées. A contre sens sur l’autoroute ou dans une zone industrielle, vos capacités seront testées par une bande de potes qui vous met à défi. Rien d’insurmontable, ce NFS est facile à boucler. Pour peu qu’on soit équipé d’une bonne caisse, échapper aux forces de l’ordre est également un jeu d’enfant, tant leurs véhicules sont lents et les barrages facilement destructibles.

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Autre particularité de ce NFS 2015 : être entièrement connecté. Impossible de lancer le jeu sans Internet et de mettre pause. Un choix discutable justifié par le fait qu’on croise d’autres « vrais » pilotes dans une Ventura Bay visuellement splendide mais par ailleurs assez vide. Il est toutefois amusant de lancer des défis à un inconnu et de se jauger. L’impression de vitesse est saisissante, le jeu est fun et se prend en main immédiatement, de quoi ravir les débutants. A noter la présence de différentes épreuves : chrono, drift seul ou en groupe, course classique, qui apportent de la variété à l’ensemble. La carte, plutôt petite et les environnements qui se ressemblent tous, ternissent un peu le tableau…

Le studio Ghost a enrobé son bébé d’un mode histoire… totalement à côté de la plaque. On a droit à des séquences filmées mettant en scène de « vrais » acteurs dans des rôles stéréotypés. Le doublage français est grotesque et le Crew passe son temps entre deux courses à boire de la bière, en vous lançant des « Yo mec » à tout va et en tapant dans votre poing… Les gugus ont aussi la mauvaise idée de faire sonner toutes les trois secondes votre téléphone portable virtuel, y compris en plein run ! En l’état ce come-back reste un honnête défouloir… sans être fracassant. (EA, Jeu testé sur PS4).

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