ONINAKI

09/09/19 par  |  publié dans : Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Les J-RPG se distinguent généralement en deux catégories : les blockbusters qui à l’image des « Tales Of » ou des « Final Fantasy » s’adaptent aux capacités des consoles actuelles et les productions indépendantes comme « Blossom Tales », dont la particularité est de faire vibrer la corde nostalgique. Lié à Square Enix, le studio Tokyo RPG Factory s’est engouffré entre ces deux variantes, en développant des titres AA au budget modéré qui sans faire des merveilles visuelles s’appuient sur des univers assez sombres pour développer des thématiques matures, riches de sens peu abordées l’industrie vidéoludique… tout en multipliant, donc les références aux époques 16 / 32 bits.

Si « I Am Setsuna » questionnait la notion de sacrifice et « Lost Sphear » celle de la mémoire. « Oninaki » va encore plus loin en mettant la mort au cœur du propos. Notre personnage est en effet un gardien chargé de guider les défunts dans l’autre monde et ainsi les éviter d’errer comme des âmes en peine. Pour arriver à ses fins le petit héros peut s’entourer de démons disposant de différents pouvoirs capables de contrer les ennemis qui abondent alentours. De quoi renouveler constamment un gameplay déjà nerveux. Oui, car contrairement à ses prédécesseurs qui privilégiaient le combat au tour par tour, le titre mise sur l’action en temps réel et ne laisse aucun répit durant les batailles.

Ces points forts sont entachés par un scénario plutôt convenu malgré ses promesses, faisant aussi apparaître certaines longueurs lors des des phases de recherches, lentes et peu intéressantes comparées à la partie baston. Un souci de rythme qui sans gâcher l’aventure, la rend moins passionnante, moins épique, alors qu’il y avait largement la place de nous livrer une œuvre plus apte à nous bousculer, émotionnellement parlant. Classique dans son déroulé, « Oninaki » essaie de se démarquer par des idées originales ou tout simplement référencées… tels ces passages successifs du monde de la lumière à celui des ténèbres, ce qui n’est pas s’en rappeler l’illustre Zelda III. Des parti pris sympathiques, signe de volonté de faire le pont entre les époques. (Jeu testé sur PS4 Pro)

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