ORI AND THE WILL OF THE WISPS

22/03/20 par  |  publié dans : A la une, Jeux Vidéo, Médias | Tags : , , , , ,

Cinq ans après à sa première aventure, Ori revient nous enchanter dans un nouveau jeu de plateformes / action / exploration en 2D. Une suite extrêmement attendue par les nombreux gamers ayant succombé à la poésie du petit esprit, qui repart au combat et affronter son destin dans des environnements plus beaux les uns que les autres. Envoutant et passionnant.

Que l’on traverse les profondeurs d’un marais, s’engouffre dans des cavernes ou atteigne le sommet d’une inquiétante montagne, le titre de Moon Studios est un petit miracle visuel, porté par de magnifiques jeux de lumières. C’est fin, c’est détaillé, cohérent, inspiré … au point d’être tout simplement l’une des plus belles réussites graphiques vue dans les jeux vidéo. Difficile voire impossible donc de ne pas être happé. Mais que l’on ne s’y trompe pas… Derrière cette beauté, « The Will of the wips » n’est pas une promenade de santé. Retrouver les feux follets demande de la patience. Les combats en temps réel exigent de sacrés réflexes. Les possibilités sont toutefois nombreuses. En plus de la lame spirituelle, qu’il acquiert au début de l’aventure et manie comme un chef, le petit héros maîtrise l’arc, le grappin, fait parler la magie… Ces éléments de gameplay se complètent et il n’est pas rare de devoir jongler eux pour se sortir de situations cotons. Les développeurs ayant redoublé d’ingéniosité, en soignant le level design.

Dans la lignée de son prédécesseur, la progression labyrinthique s’inscrit dans le plus pur style « Metroidvania ». En résumé on avance, découvre une zone inaccessible, poursuit son chemin, débloque une capacité comme le double saut où la possibilité de s’accrocher aux parois… puis rebrousse chemin pour explorer la zone convoitée… Des énigmes ponctuent aussi cette quête qui se déroule aux alentours de la fameuse forêt de Nibel, si chère à Ori. Si les puzzles font dans l’ensemble appel à la logique, quelques-uns ralentissent maladroitement une progression, par ailleurs bien rythmée. Un équilibre général qui n’est pas sans rappeler un certain « Hollow Knight » dont on sent quelques inspirations.

D’où un conte doux et dur, qui se vit, littéralement. L’œuvre étant bercée par la musique enivrante de Gareth Coker, tantôt mélodieuse, tantôt épique lorsque les boss – impressionnants – débarquent. La durée de vie solide est complétée par de petits à côtés. Epreuves, courses de vitesse, affrontements de vagues d’ennemis en temps limitée… De quoi enfoncer le clou et rendre l’aventure incontournable.  (Jeu testé sur Xbox One X)

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